Cancérologie
Une méta analyse du Lancet
L’acide folique innocenté du risque carcinogène
CERTAINS PAYS proposent une supplémentation en acide folique chez les femmes enceintes pour prévenir le risque de spina bifida, d’autres ne le font pas en raison d’un risque cancérogène supposé. Le Lancet qui publie une méta-analyse des essais randomisés menés avant l’année 2 011 comparant acide folique et placebo, pour une durée minimale de un an, vivent d’écarter ce risque. Les auteurs ont recensé (…)
Abonnés | 28/01/2013 (201 mots)
Les femmes enceintes ont une supplémentation en acide folique non cancérigène.
Cancer du sein : un bon point pour la tumorectomie au stade précoce
28/01/2013
Crédit photo : PHANIE
Dans le choix difficile entre tumorectomie et mastectomie au stade précoce, une étude américaine publiée dans Cancer pourrait peser fortement en faveur de la chirurgie conservatrice. « Nos résultats devraient rassurer les femmes sur le fait que (...) la tumorectomie est bien un excellent choix pour les petits cancers au stade précoce », souligne le Dr Shelley Hwang, l’auteur principal. Contrairement à ce qui a pu être dit par le passé, la tumorectomie associée à la radiothérapie au stade précoce ferait aussi bien, sinon mieux, que la mastectomie en terme de survie, et ce quels que soient l’âge et le type de cancer, y compris dans les formes les plus agressives.
Ces conclusions, l’équipe du Duke Cancer Institute les tirent de l’analyse des données de toutes les femmes ayant eu un cancer du sein au stade I et II entre 1990 et 2004 dans l’état de Californie, soit au total 112 154 cas suivis jusqu’en 2009.
Meilleure survie
Dans les 3 années après chirurgie, la mortalité par cardiopathie et autres maladies était plus forte chez les femmes ayant eu une mastectomie par rapport à celles ayant eu une tumorectomie associée à la radiothérapie. Ce qui, pour le Dr Hwang, pourrait être expliqué par le fait que le dernier groupe est en général en meilleure santé que le premier.
Sur l’ensemble du suivi, le taux de survie était plus élevé après tumorectomie par rapport à la mastectomie. Ceci était observé dans toutes les classes d’âge et pour tous les types de cancer. Le meilleur bénéfice était observé chez les femmes âgées de› 50 ans ayant un cancer hormono-sensible avec une mortalité par cancer du sein diminuée de 14 % par rapport à celles ayant eu une mastectomie.
› Dr I.D.
Cancer, publié en ligne le 28 janvier 2013.
Ce cancer du sein est trop bizarre.
Doublement des épithéliomas cutanés chez les séropositifs
Les carcinomes basocellulaire et spinocellulaire sont 2 fois plus fréquents chez les sujets séropositifs que chez les sujets non infectés par le VIH. Plus précisément, le risque est doublé dans le premier cas et multiplié par 2,6 dans le second ; concernant les spinocellulaires, le risque augmente avec la baisse du compte de CD4. Ces résultats publiés dans le Journal of The National Cancer Institute (…)
Abonnés | 30/01/2013 (270 mots)
Les épithélomas cutanés sont 2 fois plus fréquents chez les sujets séropositifs que chez les sujets sains.
Cancer du pancréas métastasé
Le progrès par les nanoparticules
La présentation des résultats de l’étude MPACT, lors du congrès de l’ASCO-GI représente un double événement : d’une part parce que l’association d’abraxane (1) à la gemcitabine augmente de 59 % la survie à un an des cancers du pancréas métastasés (35 % vs 22 %, p‹0,0002). D’autre part, ce succès est celui des applications thérapeutiques de la technologie des nanoparticules.
EN EFFET, l’abraxane est du nab-paclitaxel (130 nm albumin-bound paclitaxel), lié à de l’albumine humaine grâce à la technologie nab. En augmentant la localisation sélective de la tumeur et la pénétration intra tumorale, cette forme permet d’accroître significativement les taux intra-tumoraux de gemcitabine. Restait à démontrer le bénéfice clinique de cette approche, ce qui vient d’être fait grâce (…)
Abonnés | 31/01/2013 (340 mots)
L'abraxane lié à de l'albumine humaine s'associe à la gemcitabine au sein de la tumeur ce qui augmente de 59% la survie à un an des cancers du pancréas métastasés.
Cancer bronchopulmonaire
Vers un dépistage sous conditions
Un groupe d’experts s’est prononcé pour accepter la réalisation d’un dépistage à l’échelon individuel en France, à condition que les sujets concernés répondent aux critères de ceux de l’étude NLST, notamment d’être fumeurs de plus de 30 paquet-année ou anciens fumeurs de moins de 15 ans et âgés de 55 à 74 ans. Les résultats de l’étude NLST (National Lung Screening Trial) parue en 2 011 (1) a soulevé (…)
Abonnés | 31/01/2013 (660 mots)
Le dépistage individuel en France concerne les fumeurs de plus de 30 paquets-année ou anciens fumeurs de moins de 15 ans et âgés de 55 à 74 ans.
Améliorer le pronostic du cancer du poumon
Des stratégies concomitantes
Le cancer bronchique reste diagnostiqué avec retard. Le dépistage semble envisageable mais ses modalités et sa faisabilité en France restent à démontrer. Des progrès thérapeutiques ont été réalisés avec le développement de thérapies ciblées et la mise en place de nouvelles stratégies, comme la maintenance. Ils ont permis l’allongement des médianes de survie. Le point avec le Pr J. Cadranel *
L’évolution des cancers ces 25 dernières années en France est marquée par des divergences entre l’incidence qui augmente considérablement, et la mortalité, qui a diminué (1). Le cancer du poumon se situe au 4e rang des localisations en termes d’incidence mais au premier rang des décès par cancer (2). Son incidence a augmenté au cours des 40 dernières années, tout particulièrement chez les personnes (…)
Abonnés | 31/01/2013 (1073 mots)
http://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/cancerologie-pneumologie/des-strategies-concomitantes
L'incidence augmente (4è rang des localisations) et la mortalité diminue (1è cause de décès par cancer).
La prévention des rechutes du tabagisme chez les cancéreux à l’étude
23/01/2013
Continuer à fumer alors qu’un cancer lié au tabac est diagnostiqué est facteur de risque d’évolution péjorative, avec réduction de l’efficacité des traitements, plus grande fréquence des complications, moins bonne qualité de vie et réduction du taux de survie. On peut donc considérer que l’arrêt du tabagisme fait partie intégrante du traitement. De nombreux patients en sont conscients et s’arrêtent spontanément. Mais, hélas, un certain nombre d’entre eux ne tient pas et reprend le tabac.
Pour mieux les comprendre, Vani Simmons et coll. se sont intéressés aux facteurs prédictifs d’une rechute dans une population de 154 personnes souffrant de cancer de la tête et du cou et de cancer pulmonaire, dont 101 avaient arrêté de fumer au moment de la chirurgie (à l’inclusion). On a examiné les variables physiques, cognitives et affectives et elles ont été mises en relation avec les rechutes du tabagisme.
État dépressif, peur de la récidive, signes de rechute
À 12 mois, 60 % de ceux qui fumaient pendant la semaine précédant l’intervention avaient recommencé, versus seulement 13 % de ceux qui étaient abstinents. Les taux de tabagisme sont restés ensuite relativement stables. Des facteurs prédictifs de rechute dans ce contexte sont identifiés : un état dépressif, une plus grande peur de la récidive du cancer, une moindre confiance en la capacité du sujet à s’arrêter.
Les auteurs notent le manque d’attention porté par la recherche sur ces rechutes du tabagisme dans le cadre des cancers qui y sont liés. Une situation qui mérite pourtant une politique préventive claire assortie d’un soutien pour encourager les patients à s’arrêter au moment du diagnostic.
› Dr BÉATRICE VUAILLE
Cancer, 22 janvier 2013
cancer du poumon bizarre
