Tumeurs intracrâniennes femmes

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TUMEURS INTRACRANIENNES

I.EPIDEMIOLOGIE

II.CARACTERES GENERAUX DES TUMEURS INTRACRANIENNES

III.SEMIOLOGIE

IV.DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL

V.COMPLICATIONS DE L’EVOLUTION D’UNE TUMEUR CEREBRALE

VI.TRAITEMENT : PRINCIPES GENERAUX

VII.PRINCIPAUX TYPES DE TUMEURS PRIMITIVES INTRACRANIENNES

VIII.METASTASES CEREBRALES

IX.CONCLUSION

X.ANNEXES

 

Voir VIII.A.

 

OBJECTIFS PEDAGOGIQUES

Nationaux

-Diagnostiquer une tumeur intracrânienne.

-Identifier les situations d’urgence et planifier leur prise en charge.

Connaissances requises

-Citer les principales tumeurs intracrâniennes de l’adulte et de l’enfant.

-Connaître les localisations responsables d’un obstacle à l’écoulement du LCS.

-Connaître les symptômes et signes cliniques révélateurs d’une tumeur intracrânienne (et les caractéristiques propres à l’enfant).

-Savoir que le diagnostic est évoqué sur l’imagerie (TDM/IRM) avec injection de produit de contraste et repose sur l’examen anatomopathologique.

-Décrire succintement la séméiologie radiologique d’un gliome malin, d’une métastase et d’un méningiome.

Objectifs pratiques

-Chez des patients réels ou simulés, réunir les arguments du diagnostic de :

-tumeur hémisphérique (bénigne ou maligne) ;

-tumeur de la fosse postérieure (y compris cervelet chez l’enfant) ;

-tumeur de l’hypophyse (chez la femme, l’homme, l’enfant).

Tous types confondus, les tumeurs intracrâniennes représentent une pathologie fréquente en neurologie, dont l’incidence suit celle des accidents vasculaires cérébraux et des démences. Leur prise en charge implique un partenariat multidisciplinaire où neuro-oncologue, neuroradiologue, anatomopathologiste, neurochirurgien, radiothérapeute, médecin généraliste ont leur place.

I.EPIDEMIOLOGIE

A.TUMEURS INTRACRANIENNES DE L’ENFANT

Les tumeurs du système nerveux central sont les plus fréquentes des tumeurs solides de l’enfant, représentant 20% des cancers et venant juste derrière es leucémies (30% des cancers). Les tumeurs les plus fréquemment rencontrées sont à l’étage sus-tentoriel les gliomes et les craniopharyngiomes, l’étage sous-tentoriel les gliomes infiltrants du tronc cérébral ainsi que les astrocytomes pilocytiques et les médulloblastomes cérébelleux.

B.TUMEURS INTRACRANIENNES DE L’ADULTE

1.TUMEURS PRIMITIVES

L’incidence des tumeurs intracrâniennes primitives de l’adulte est d’environ 10/100 000 habitants par an. Les tumeurs cérébrales malignes représentent 1 à 2% de l’ensemble des cancers. Environ 40% des tumeurs primitives intracrâniennes sont des méningiomes, 30% des gliomes et 10% des adénomes hypophysaires. Deux tiers sont « bénignes » (gliomes de bas grade, méningiomes, adénomes de l’hypophyse).

2.METASTASES

Les métastases cérébrales de cancers systémiques sont un problème fréquent, puisqu’elles compliquent 25% des cancers systémiques environ (séries autopsiques) ; cependant un tiers restent asymptomatiques. Leur incidence est variable selon les études (3 à 8/100 000 habitants/an) et elle augmente avec l’âge.

II.CARACTERES GENERAUX DES TUMEURS INTRACRANIENNES

A.NEUROPATHOLOGIE

1.TUMEURS PRIMITIVES

Le diagnostic de tumeur cérébrale primitive repose avant tout sur l’analyse histologique d’un fragment tumoral obtenu par biopsie chirurgicale stéréotaxique ou lors d’un geste d’exérèse. La classification des tumeurs cérébrales primitives utilisées actuellement est celle de l’OMS (tableau).

Tableau – Classification des tumeurs cérébrales (d’après Louis et al., 2007).

Gliomes

-tumeurs astrocytaires :

*astrocytome pilocytique (grade I)

-astrocytome diffu (grade II)

-astrocytome anaplasique (grade III)

-glioblastome (grade IV)

-tumeurs oligodendrogliales : oligodendrogliome (grade II) et oligodendrogliome anaplasique (grade III)

-gliomes mixtes : oligo-astrocytomes (grade II et III)

Autres tumeurs

-tumeurs épendymaires

-tumeurs neuronale et glioleuronales :

*gangliocytome, gangliogliome

*tumeur neuro-épithéliale dysembryoplasique (DNET)

(tumeurs pinéales

-tumeurs embryonnaires :

*médulloblastome

-tumeurs neuro-ectodermiques primitives (PNET)

Tumeurs méningées primitives

-méningiome

Lymphome primitif du système nerveux central

Tumeurs de la région sellaire

-adénome et carcinome hypophysaire

-craniopharyngiome

Métastases intracrâniennes

-cérébrales

-durales

-méningées

2.METASTASES

Les métastases cérébrales ne font pas nécessairement l’objet d’une biopsie, si le cancer systémique est connu et a fortiori s’il existe d’autres sites métastatiques. En l’absence de tumeur primitive connue, un examen histologique est nécessaire quand un bilan comprenant un examen cutané, un scanner thoraco-abdominal, une mammographie, une étude des marqueurs tumoraux ne permet pas de détecter et de faire la preuve de la néoplasie primitive.

B.TUMEURS CEREBRALES BENIGNES ET MALIGNES

Bénignité et malignité sont des notions relatives pour les tumeurs intracrâniennes primitives. En effet :

-une tumeur bénigne peut être responsable d’un effet de masse sur les structures de voisinage aboutissant à des déficits majeurs et au décès du patient ;

-une tumeur maligne ne donne qu’exceptionnellement des métastases systémiques ; le décès résulte presque toujours de l’évolution locale de la tumeur (infiltration et effet de masse).

III.SEMIOLOGIE

A.MANIFESTATIONS CLINIQUES DES TUMEURS INTRACRANIENNES

1.SYNDROME D’HYPERTENSION INTRACRANIENNE (HIC)

Lié à la croissance du processus expansif intracrânien ou consécutif à un blocage des voies d’écoulement du LCS responsable d’une hydrocéphalie, il est caractérisé par l’association :

-céphalées typiquement matinales, siégeant le plus souvent du côté de la tumeur ; c’est le signe le plus fréquent ; la toux, les changements de position, les efforts les accentuent ;

-nausées et vomissements dans la moitié des cas environ ;

-œdème papillaire, à rechercher au fond d’œil ; dans les formes sévères, des signes visuels (baisse de l’acuité visuelle) peuvent être présents ; en l’absence de traitement, les troubles peuvent évoluer vers la cécité avec atrophie optique ;

-une diplopie par atteinte du nerf abducens pouvant survenir, sans valeur localisatrice ;

-des troubles cognitifs et de la vigilance réalisant un tableau d’encéphalopathie diffuse pouvant évoluer vers un coma. Chez l’enfant, un fléchissement des acquisitions, avec modifications du comportement et difficultés scolaires doit attirer l’attention. La progression tumorale peut entraîner par la suite une évolution vers un engagement (voir V.C.).

Chez le nourrisson, le syndrome d’HIC comporte plusieurs signes spécifiques :

-une macrocrânie : toujours présente dans les hydrocéphalies chroniques se révélant avant l’âge de 2 ans, elle est caractérisée par un périmètre crânien > 2 DS (déviations standards) au-dessus de la normale ; souvent révélatrice, elle peut être remarquée à l’occasion d’une rupture de la courbe de croissance du périmètre crânien ;

-la tension marquée de la fontanelle antérieure et la disjonction des sutures, perceptibles à l’examen ;

-le regard « en coucher de soleil » correspondant à une déviation permanente vers le bas des globes oculaires ; la paupière supérieure est rétractée. Une baisse d’acuité visuelle pouvant conduire à la cécité par atrophie optique peut être une conséquence dramatique de l’hydrocéphalie méconnue.

2.COMITIALITE

Une crise épileptique partielle (importance de l’interrogatoire pour orienter le diagnostic de localisation) ou généralisée est révélatrice de 20 à 40% des tumeurs cérébrales. La comitialité est plus fréquente pour les tumeurs corticales et d’évolution lente (gliome de bas grade, méningiome) ; certaines tumeurs peuvent ainsi se manifester par une longue histoire d’épilepsie. La survenue d’une première crise chez un patient adulte justifie la réalisation systématique d’une IRM cérébrale sans et avec injection de gadolinium à la recherche d’un processus expansif.

3.MANIFESTATIONS DEFICITAIRES

Elles sont liées directement à la compression (méningiome, neurinome) ou à l’infiltration (gliome) du parenchyme cérébral par la tumeur. Elles sont souvent considérablement aggravées par un oedème vasogénique péritumoral en rapport avec une rupture de la barrière hémato-encéphalique au sein et au voisinage immédiat de la tumeur. Le mode d’apparition du déficit est généralement plus ou moins rapidement progressif, s’étendant en « tache d’huile ». Son type dépend de la localisation tumorale (tableau).

Tableau – Principaux signes déficitaires en fonction de la localisation tumorale

Principales localisations tumorales Principaux signes cliniques Remarques

Frontale/calleuse -Syndrome frontal avec apragmatisme ou désinhibition, troubles de l’attention et de la concentration, amnésie des faits récents, grasping

-Hémiparésie controlatérale dans les atteintes de la région prérolandique

-Syndrome d’HIC isolé Apparition des signes cliniques souvent tardive

Pariétale -Hémihypoesthésie, hémiastéréognosie, quadranopsie inférieure controlatérale

-Aphasie, apraxie (hémisphère dominant) Manifestations cliniques précoces

Temporale -Aphasie, apraxie (hémisphère dominant)

-Aphasie (hémisphère dominant)

-Troubles mnésiques

-Quadranopsie supérieure controlatérale Dans les atteintes du lobe temporal droit, la tumeur est très longtemps silencieuse

Occipitale Syndrome d’HIC isolé Manifestations précoces

Chiasmatique/sellaire -HLH controlatérale

-Hémianospie bitemporale avec évolution possible vers la cécité

-Déficits hormonaux par envahissement de la région hypothalamo-hypophysaire Manifestations précoces

Noyau gris et capsule interne -Déficit sensitivo-moteur controlatéral

-Hydrocéphalie

-Hémiparésie proportionnelle (capsule interne)

Intraventriculaire Hydrocéphalie

Cérébelleuse Syndrome cérébelleux statique (vermis) ou cinétique (hémisphères cérébelleux)

Tronc cérébral Atteinte des paires crâniennes (surtout VI et VII), nystagmus, hémi ou tétraparésie, hypoesthésie, troubles de déglutition, dysarthrie, etc.

Base du crâne Paralysie des paires crâniennes

B.DIAGNOSTIC RADIOLOGIQUE D’UNE TUMEUR CEREBRALE

La réalisation d’une IRM cérébrale, sans et avec injection de gadolinium, est systématique en cas de suspicion de tumeur cérébrale et a supplanté le scanner cérébral. Ces examens vont permettre de :

-localiser le processus expansif (sus-tentoriel, sous-tentoriel, intra- ou extra-parenchymateux, uni ou multifocal) ;

-préciser ses caractéristiques (est-il homogène ou hétérogène ? existe-t-il une prise de contraste ? un effet de masse sur les structures de voisinage ? un œdème périlésionnel ? des calcifications ? des plages kystiques ? des plages d’allure nécrotiques avec une prise de contraste irrégulière, « en anneau » ?) ;

-apporter des arguments pour le diagnostic différentiel (cf infra) ; dans cette perspective, les techniques de spectro-IRM couplées à l’étude IRM de la diffusion et de la perfusion sont particulièrement utiles ;

-diagnostiquer certaines complications (hémorragique, hydrocéphalie, engagement, méningite tumorale).

La répétition de l’imagerie encéphalique permettra par la suite d’apprécier l’impact du traitement sur la tumeur (réponse, stabilité ou progression) et de déceler une éventuelle progression ou récidive infraclinique précoce.

IV.DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL

Il dépend bien sûr du contexte, de l’âge du patient et de la localisation lésionnelle ; après réalisation de l’imagerie, les diagnostics suivants seront discutés de principe :

-un abcès cérébral, notamment devant une prise de contraste en anneau, fine et régulière ; un contexte infectieux (fièvre, endocardite, foyer ORL, dentaire, pulmonaire, urinaire, etc. sont à rechercher) ;

-une toxoplasmose (contexte d’immunosuppression, VIH, etc.) ;

-un tuberculome ; une notion de contage, l’état vaccinal du patient seront précisés ;

-une malformation artérioveineuse ; le diagnostic repose alors sur l’artériographie ;

-rarement un accident ischémique d’évolution progressive ; la lésion recouvre alors généralement un territoire vasculaire défini ; l’IRM de diffusion couplée à l’angio-IRM (ARM) trouve ici une indication de choix ;

-une forme pseudotumorale d’une pathologie inflammatoire (sclérose en plaques, neurosarcoidose, neurobehçet, etc.) ; la notion de poussées antérieures et le bilan systémique permettront souvent d’arriver au diagnostic ; l’existence d’une prise de contraste en anneau ouvert (« en croissant ») est un argument pour l’origine démyélinisante des lésions.

En l’absence d’argument formel pour une étiologie non tumorale, c’est la biopsie chirurgicale stéréotaxique qui permettra de préciser la nature du processus.

V.COMPLICATIONS DE L’EVOLUTION D’UNE TUMEUR CEREBRALE

A.HEMORRAGIE

Une hémorragie peut être responsable d’une aggravation rapide des déficits d’un patient ou de la survenue de crises comitiales. Elle est plus fréquente avec certains types de tumeurs (métastases de mélanome, de choriocarcinome ou de cancer du rein, oligodendrogliome) et peut être révélatrice.

B.HYDROCEPHALIE

Elle résulte de l’obstruction des voies d’écoulement du LCS par le processus tumoral ou par le biais d’une dissémination leptoméningée. Elle peut affecter une partie du système ventriculaire (par exemple hydrocéphalie triventriculaire par obstruction de l’aqueduc de Sylvius) ou l’ensemble de celui-ci (hydrocéphalie tétraventriculaire secondaire par exemple à une obstruction des trous de Magendie et Luschka ou à un obstacle à la résorption du LCS secondaire à une méningite tumorale).

C.ENGAGEMENT

L’engagement cérébral correspond au passage d’une partie du parenchyme cérébral à travers une structure rigide de l’encéphale (tente du cervelet, trou occipital, etc.).

1.ENGAGEMENT TEMPORAL

Il correspond au passage de l’uncus et de l’hippocampe dans la fente de Bichat, entre le bord libre de la tente du cervelet et le tronc cérébral. Il doit être suspecté devant l’apparition d’une paralysie (souvent partielle) du nerf moteur oculaire commun (III) homolatéral avec ptosis, mydriase aréactive, s’accompagnant d’une hémiparésie controlatérale à la tumeur. L’évolution sans traitement eut se faire en quelques heures vers le coma et la mort.

2.ENGAGEMENT DES AMYGDALES CEREBELLEUSES DANS LE TROU OCCIPITAL

C’est une complication gravissime des processus sous-tentoriels. Un port guindé de la tête, un torticolis doivent faire craindre sa survenue. Son risque est la compression du bulbe qui entraîne une déficience respiratoire majeure ou mort subite.

D.MENINGITE TUMORALE

Elle résulte de l’extension aux espaces sous-arachnoidiens d’une tumeur cérébrale ou correspond à une métastase méningée d’un cancer systémique (s’accompagnant ou non de localisations cérébrales). Cliniquement le diagnostic est suspecté devant une paralysie d’un ou plusieurs nerfs crâniens, des douleurs rachidiennes souvent associées à des radiculopathies et/ou une aréflexie, des troubles de la marche, des céphalées, une atteinte des fonctions cognitives. C’est surtout la combinaison de ces signes qui est évocatrice, témoignant d’un processus multifocal. En revanche la raideur méningée est plus inconstante (15% des cas). Le diagnostic repose sur la ponction lombaire, qui devra être répétée au moins deux fois en cas de négativité, et l’IRM (cérébrale et spinale) qui peut mettre en évidence des nodules tumoraux ou des prises de contraste anormales, notamment au niveau médullaire. Cette complication grève lourdement le pronostic (médiane de survie de 1 à 3 mois dans les cancers du poumon ou les mélanomes, 3 à 7 mois tous cancers confondus).

E.PATHOLOGIE THROMBOEMBOLIQUE

Favorisée par les gestes chirurgicaux et l’immobilisation, elle constitue un problème fréquent (25 à 30% des patients ayant un gliome malin présenteront une complication thomboembolique au cours de l’évolution de leur maladie). La phlébite, souvent paucisymptomatique, devra être recherchée avec attention. Le risque essentiel est l’embolie pulmonaire potentiellement fatale.

F.COMPLICATIONS INFECTIEUSES

Elles sont souvent liées à des troubles de déglutition (pneumopathie d’inhalation), aux complications du traitement (corticothérapie prolongée, agranulocytose induite par la chimiothérapie) ou à la grabatisation et peuvent entraîner le décès du patient.

VI.TRAITEMENT : PRINCIPES GENERAUX

A.CORTICOTHERAPIE

Les corticoides oraux (Médrol, Solupred, Cortancyl) ou parentéraux (Solumédrol) sont fréquemment utilisés en neuro-oncologie. Outre une action antitumorale propre (lymphome cérébral primitif), les corticoides agissent essentiellement sur l’œdème péritumoral ; par ce biais ils permettent une réduction de l’hypertension intyracrânienne et une amélioration fonctionnelle rapide (réduction des déficits et des crises comitiales).

Le problème essentiel des corticoides réside dans leurs effets indésirables (aspect cushingoide, myopathie, complications psychiatriques, diabète cortico-induit, ostéoporose, ostéonécrose aseptique des têtes fémorales ou parfois humérales, hémorragies et perforations digestives, syndrome de sevrage, etc.).

La prescription de corticoides doit donc toujours être revue de manière à ce qu’un patient donné reçoive seulement la dose minimale efficace adaptée à sa situation.

B.TRAITEMENT ANTIEPILEPTIQUE

Un traitement antiépileptique est nécessaire à titre prophylactique pendant la période périopératoire et chez les patients ayant présenté une crise inaugurale ou continuant à souffrir de crises itératives. Sauf rares exceptions (métastases de mélanome), il n’est pas indiqué au long cours chez les patients dont l’histoire ne comporte aucune crise. Le choix du traitement utilisé ne présente pas de spécificité ; les médicaments les plus fréquemment utilisés en première intention sont le lévétiracétam (Keppra), l’acide valproique (Dépakine), la lamotrigine (Lamictal) et la carbamazépine (Tégrétol) en monothérapie. Ils nécessitent une surveillance des effets indésirables.

C.AUTRES TRAITEMENTS SYMPTOMATIQUES

Divers traitements peuvent être nécessaires au cours de l’évolution d’une tumeur cérébrale maligne : antidépresseurs, anxiolytiques, anticoagulants, antalgiqes, antiémétiques, protecteurs gastriques, antioedémateux autres que les corticoides (Mannitol, Diamox).

D.CHIRURGIE

La chirurgie permet :

-d’obtenir une certitude diagnostique par biopsie stéréotaxique ou exérèse ;

-chez les patients opérables, d’effectuer une exérèse tumorale ; l’exérèse complète, si elle est possible, est indiquée dans toutes les tumeurs bénignes et dans les tumeurs malignes, à l’exception des lymphomes cérébraux primitifs ; une exérèse incomplète s’accompagne d’un pronostic plus réservé ;

-fréquemment d’obtenir une amélioration symptomatique immédiate (diminution de la fréquence des crises, réduction de la pression intracrânienne, disparition du déficit lié à la compression tumorale).

Grâce à d’importants progrès techniques de l’anesthésie et de la chirurgie (neuronavigation, stimulations électriques peropératoires, etc.), les complications (déficit postopératoire, infection, etc.) se sont considérablement réduites, avec une mortalité aujourd’hui inférieure à 5 % et une morbidité inférieure à 10 %.

E.RADIOTHERAPIE

La radiothérapie est un traitement utilisé dans la plupart des tumeurs malignes. Ses modalités varient selon le type tumoral et la localisation. On distingue :

-l’irradiation encéphalique totale : ses effets indésirables en limitent les indications ;

-la radiothérapie externe focale conventionnelle ; l’irradiation se fait généralement par plusieurs faisceaux convergeant sur la lésion ;

-la radiothérapie conformationnelle qui permet une collimation optimale de la lésion dans l’optique de limiter la dose de radiations délivrées aux structures cérébrales les plus fragiles (par exemple tronc cérébral ou voies optiques) ;

-la radiochirurgie en conditions stéréotaxiques, reposant sur l’administration en une ou plusieurs séances d’une irradiation très focalisée ; elle permet le traitement très précis de petites lésions (en général diamètre < 3 cm).

Les complications graves de la radiothérapie sont multiples (radionécrose cérébrale, démence, neuropathies touchant les nerfs crâniens, etc.), mais de plus en plus rares, grâce au respect de règles strictes de dosimétrie et d’un protocole d’administration rigoureux. Ses indications sont notamment limitées chez l’enfant et chez la personne âgée de plus de 65 ans, plus sensibles que l’adulte jeune aux conséquences cognitives de ce traitement.

F.CHIMIOTHERAPIE

La chimiothérapie repose sur l’administration systémique d’un agent cytotoxique ; ses effets indésirables dépendent du produit utilisé. Les tumeurs cérébrales primitives très chimiosensibles sont essentiellement représentées par les germinomes. Les principales autres lésions chimiosensibles sont les lymphomes, les médulloblastomes et les tumeurs oligodendrogliales. Parmi les tumeurs secondaires, les métastases de chroriocarcinome sont particulièrement chimiosensibles. A l’inverse, les glioblastomes demeurent peu sensibles aux agents actuellement utilisés.

G.NOUVELLES MODALITES THERAPEUTIQUES

En dépit d’importants efforts consentis, les nouveaux traitements antitumoraux (thérapie génique, immunothérapie, chimiothérapie interstitielle ou intra-artérielle, agents antiangiogéniques, agents différenciants, etc.) n’ont jusqu’ici pas apporté de progrès décisif. Les thérapies « ciblées » (inhibant l’angiogenèse ou les facteurs de croissance ainsi que leurs récepteurs impliqués dans la croissance tumorale) sont prometteuses et font l’objet d’expérimentations précliniques et cliniques.

H.SOINS PALLIATIFS

Dans la grande majorité des tumeurs cérébrales malignes, l’évolution se fait après un temps variable vers une détérioration aboutissant à une perte d’autonomie posant des problèmes de maintien à domicile. Le rôle du médecin traitant se poursuit à cette phase de la maladie où il importe d’offrir au patient et à sa famille un suivi aussi attentif qu’à la phase « curative », mais centré sur le confort. Un traitement symptomatique palliatif de qualité pourra être proposé au patient dans le cadre d’une hospitalisation traditionnelle ou à domicile, avec l’aide d’équipes mobiles de soins palliatifs, ou bien dans une unité spécialisée (USP : unité de soins palliatifs).

VII.PRINCIPAUX TYPES DE TUMEURS PRIMITIVES INTRACRANIENNES

A.GLIOMES

Les gliomes sont des tumeurs qui infiltrent progressivement le parenchyme cérébral et causent un effet de masse. La classification actuelle considère selon l’origine cellulaire de la prolifération les astrocytomes, les oligodendrogliomes, les tumeurs mixtes (oligo-astrocytomes). Très schématiquement, on divise les tumeurs gliales en deux grands groupes d’évolutivité différente.

D’une part, les gliomes de bas grade comprennent :

-parmi les tumeurs astrocytaires :

*les atsrocytomes de grade I ou astrocytomes pilocytiques

*les atsrocytomes de grade II

-oligodendrogliomes

-oligo-astricytomes.

D’autre part, les gliomes de haut grade comprennent :

-parmi les tumeurs astrocytaire :

*les astrocytomes anaplasiques (grade III)

*les glioblastomes (grade IV)

-oligodendrogliomes anaplasiques

-oligo-astrocytomes anaplasiques.

Des progrès ont été réalisés dans la compréhension du mécanisme de tumorigenèse des gliomes qui résultent d’une accumulation d’anomalies génétiques portant :

-sur des gènes suppresseurs de tumeur : délétion ou mutation d’un gène inhibant dans une cellule normale l’activation du cycle cellulaire, par exemple p53 ou RB

-sur des proto-oncogènes : modifications de l’expression, mutation ou amplification de gènes codant pour des facteurs de croissance et leurs récepteurs (PDGF platelet-derived growth factor, EGRF epidermal growth factor receptor, etc.) et impliqués dans la prolifération cellulaire.

Ces découvertes sont à l’origine du développement des thérapies « ciblées ».

Par ailleurs la délétion combinée des chromosomes 1p et 19q (correspondant à une translocation) est associée à un meilleur pronostic et à une meilleure chimiosensibilité dans les oligodendrogliomes, même si les gènes affectés par cette altération restent encore inconnus.

Dans un proche avenir, la caractérisation moléculaire des tumeurs permettant d’obtenir une véritable « carte d’identité » des altérations génétiques et épigénétiques, interviendra dans le choix du traitement.

1.GLIOMES DE BAS GRADE

Mis à part les astrocytomes pilocytiques (grade I) qui s’observent surtout chez l’enfant, les gliomes de bas grade comprennent les astrocytomes diffus, les oligodendrogliomes et les oligo-astrocytomes (tous de grade II). On considère aujourd’hui qu’un tiers environ des tumeurs gliales sont des oligodendrogliomes.

L’âge moyen de survenue est de 35 à 45 ans. La tumeur peut être longtemps asymptomatique. Chez deux tiers des patients présentant des signes cliniques en rapport avec la lésion, le gliome est découvert à la suite de crises comitiales.

a.IMAGERIE

Le scanner cérébral peut être normal ou révèle une plage hypodense souvent mal limitée. L’IRM estl’examen de référence ; il montre une lésion généralement hypo-intense en T1 et hyperintense en T2 ou en FLAIR, siégeant volontiers dans les régions frontale, temporale ou insulaire. Il n’existe généralement pas ou peu de prise de contraste ; celle-ci doit faire fortement suspecter une transformation anaplasique. Les oligodendrogliomes peuvent comporter par ailleurs des calcifications (90% des cas) périphériques, souvent gyriformes. L’œdème périlésionnel est généralement minime.

b.TRAITEMENT

La stratégie thérapeutique dans les gliomes de bas grade fait encore aujourd’hui l’objet de controverses portant sur la date optimale de mise en route des traitements et sur leur nature.

Concernant la chirurgie, il semble exister une corrélation entre l’étendue de la résection chirurgicale et la survie, surtout quand la résection est macroscopiquement complète. Cependant, malgré les progrès constants, une résection complète est souvent difficile en raison de l’infiltration de zones cérébrales fonctionnelles.

Lorsqu’un traitement complémentaire est nécessaire, la radiothérapie est le traitement classique mais des études récentes suggèrent l’intérêt de la chimiothérapie, notamment au cours des oligodendrogliomes qui présentent une codélétion 1p-19q. Des essais thérapeutiques sont en cours pour définir la place et la séquence optimale de ces différentes modalités.

c.EVOLUTION

L’évolution des gliomes de bas grade est généralement indolente pendant plusieurs années ; il est cependant aujourd’hui démontré que leur croissance est constante. Les deux risques de l’évolution sont :

-l’évolution vers une infiltration locorégionale de plus en plus étendue, finissant parfois par envahir une grande partie de l’encéphale et réalisant alors un aspect de gliomatose cérébrale secondaire

-le passage à l’anaplasie (transformation maligne de la tumeur qui devient un gliome anaplasique ou un glioblastome), qui constitue un événement grave engageant le pronostic vital à court/moyen terme. Cette évolution touche jusqu’à 50% des patients à 6 ans du diagnostic.

La survie moyenne des gliomes de bas grade est de l’ordre de 5 à 7 ans pour les astrcytomes, 12 à 16 ans pour les oligodendrogliomes et intermédiaire pour les tumeurs mixtes.

2.GLIOMES DE HAUT GRADE

a.OLIGODENDROGLIOMES ANAPLASIQUES

Ces tumeurs peuvent survenir de novo ou résulter du passage à l’anaplasie d’un oligodendrogliomes de bas grade.

IMAGERIE

Il n’existe pas d’argument spécifique pour distinguer de manière certaine oligodendrogliome de bas et de haut grade. Cependant l’existence ou a fortiori l’apparition d’une prise de contraste, corrélée à une altération de la barrière hémato-encéphalique et à la néoangiogenèse, constitue un argument de poids suggérant un grade élevé (anaplasique).

TRAITEMENT

Le traitement des oligodendrogliomes anaplasiques repose sur la chirurgie visant une exérèse macroscopiquement complète, la radiothérapie externe et la chimiothérapie par témozolomide ou PCV (combinaison de CCNU, procarbazine et vincristine). La place optimale de la radiothérapie et de la chimiothérapie n’est pas connue actuellement et fait l’objet d’études. Lors des récidives après radiothérapie, la chimiothérapie entraîne des réponses objectives dans plus de la moitié des cas.

PRONOSTIC

La survie varie beaucoup en fonction du profil d’altérations moléculaires de la tumeur. La médiane de survie est de l’ordre de 7 à 10 ans lorsqu’il existe une codélétion des chromosomes 1p-19q dans la tumeur alors qu’elle n’est que d’environ 2 ans dans les oligodendrogliomes anaplasiques qui n’ont pas de codélétion 1p-19q.

b.ASTROCYTOMES ANAPLASIQUES ET GLIOBLASTOME MULTIFORME (GMB)

Ce sont les tumeurs cérébrales primitives les plus fréquentes chez l’adulte. Les glioblastomes sont environ quatre fois plus fréquents que les astrocytomes anaplasiques et représentent environ 25% des tumeurs cérébrales primitives de l’adulte. L’âge moyen de survenue est de 40 ans pour les astrocytomes anaplasiques et de 55 ans pour les glioblastomes. La tumeur peut ici encore survenir de novo ou résulter de l’évolution d’un astrocytome de bas grade. Extrêmement agrssives, ces tumeurs ne sont pourtant pas responsables d’une dissémination métastatique systémique, et le décès survient généralement du fait des conséquences de l’extension locorégionale (par engagement notamment) ou plus rarement (10 à 20% des cas) leptoméningée (méningite tumorale, cf. supra). Environ 5% des tumeurs sont multifocales au diagnostic.

IMAGERIE

Les astrocytomes de haut grade se présentent au scanner et à l’IRM comme des lésions mal limitées, hétérogènes, se rehaussent après injection et entourées d’un œdème péritumoral souvent important. La présence d’une zone de prise de contraste irrégulière en anneau entourant des foyers d’allure nécrotique plaide en faveur du diagnostic de glioblastome.

TRAITEMENT

Par chirurgie, une exérèse aussi complète que possible sera proposée dans tous les cas possibles. Elle sera également discutée à la récidive.

La radiothérapie améliore significativement la survie.

En chimiothérapie, le traitement par témozolomide administré pendant (chimiothérapie concomitante) et au décours de la radiothérapie (chimiothérapie adjuvante) améliore la survie.

PRONOSTIC

Les résultats du traitement demeurent très décevants. La médiane de survie ne dépasse guère 3 ans pour les astrocytomes anaplasiques et 1,5 an pour les glioblastomes.

B.MENINGIOMES

Les méningiomes sont plus fréquents chez la femme (sex ratio 2/1) et leur incidence augmente avec l’âge.

1.LOCALISATION ET PARTICULARITES CLINIQUES

Les méningiomes, sus-tentoriels dans 90% des cas chez l’adulte et 65% des cas chez l’enfant, sont souvent asymptomatiques et de découverte fortuite. S’ils sont cliniquement parlants, le tableau est variable selon la localisation de la tumeur ; on retiendra principalement :

-les méningiomes de la convexité qui peuvent entraîner une hémiparésie ou des troubles sensitifs hémicorporels, dépendant de la localisation tumorale ; des crises d’épilepsie peuvent également survenir ;

-les méningiomes du sinus caverneux associant généralement des atteintes des paires crâniennes (atteinte du V et des nerfs oculomoteurs).

2.IMAGERIE

Au scanner un méningiome apparaît comme une lésion isodense bien limitée, se rehaussant de manière homogène et massive après injection de produit de contraste. Il peut exister un épaississement de l’os en regard, bien mis en évidence sur les coupes en fenêtre osseuse. L’IRM permet de préciser les limites de la tumeur ; la lésion présente un signal hypo- ou iso-intense en T1, iso-intense en T2, avec là encore un rehaussement franc et diffus après injection de gadolinium avec prise de contraste durale. L’œdème péritumoral est souvent modéré, sauf dans les tumeurs décrétantes ou volumineuses.

3.TRAITEMENT

Une simple surveillance clinique et radiologique peut être préconisée. Lorsqu’un traitement est nécessaire, la prise en charge des méningiomes repose avant tout sur l’exérèse chirurgicale. La radiothérapie est parfois utilisée dans les formes symptomatiques inopérables ou récidivantes.

C.LYMPHOMES CEREBRAUX PRIMITIFS

Le lymphome du sujet immunocompétent, seul envisagé ici, peut survenir à tout âge, mais avec un pic de fréquence autour de 60 ans, alors que l’âge moyen de survenue chez l’immunodéprimé se situe vers 30 ans. Dans 80 à 90% des cas, le lymphome est de type B à grandes cellules.

1.IMAGERIE

Scanner et IRM montrent typiquement une ou des lésions périventriculaires se rehaussant de manière dense et homogène après injection de produit de contraste, d’aspect « cotonneux ». Le lymphome peut disparaître après une prise de corticoides, même minime. Pour cette raison, la prescription de corticoides doit être évitée si possible avant la biopsie.

2.TRAITEMENT

a.CORTICOIDES

Ils possèdent une action antitumorale qui peut être spectaculaire, mais transitoire.

b.TRAITEMENT SPECIFIQUE

Il repose sur l’administration d’une chimiothérapie systémique à base de méthotrexate intraveineux à hautes doses suivie d’une radiothérapie de l’encéphale in toto. Ce traitement est cependant responsable chez les patients âgés d’une toxicité à long terme sévère, essentiellement sous la forme de troubles cognitifs, sphinctériens et de la marche associés à une leucoencéphalopathie. Les études actuelles visent donc à éviter la radiothérapie initiale chez les sujets âgés et à évaluer le rôle des chimiothérapies intensives chez les sujets jeunes.

c.PRONOSTIC

Les lymphomes rechutent très fréquemment et la survie à 5 ans ne dépasse guère 20 à 30% des cas.

D.TUMEURS HYPOPHYSAIRES (CF MODULE D’ENDOCRINOLOGIE)

1.ADENOMES HYPOPHYSAIRES

Ces tumeurs sont fréquentes. Elles représentent 10% des tumeurs cérébrales primitives de l’adulte, mais sont probablement largement sous-diagnostiquées. On classe les adénomes hypophysaires en adénomes non sécrétants (un quart des cas) et en adénomes sécrétants. Ils sont également divisés selon l’hormone synthétisée : prolactine, hormone de croissance (adénome somatotrope), LH et FSH (gonadotrope), ACTH (corticotrope), TSH (thyréotrope).

a.PARTICULARITES CLINIQUES

Les signes cliniques suivants, parfois associés, doivent faire rechercher une lésion hypophysaire :

-un syndrome d’hypersécrétion hormonale, par exemple aménorrhée-galactorrhée, ou d’hyposécrétion hormonale ; dans quelques rares cas, celle-ci peut être aigue et menacer le pronostic vital, par la décompensation d’une insuffisance surrénalienne.

-des signes neurologiques (hypertension intracrânienne, hémianopsie bitemporale, atteinte des paires crâniennes par envahissement du sinus caverneux, etc.).

b.DIAGNOSTIC

BILAN HORMONAL (CF ENSEIGNEMENT D’ENDOCRINOLOGIE)

Le bilan hormonal recherchera, en fonction du tableau clinique et de la taille de l’adénome, une hypersécrétion hormonale et/ou une insuffisance antéhypophysaire. On ne cherche pas à réduire la tumeur mais à savoir si elle sécrète ou pas.

IMAGERIE

Le diagnostic repose sur une IRM comportant des coupes millimétriques centrées sur la selle turcique dans les différents plans de l’espace (sagittal, coronal) avec injections de gadolinium. L’examen permet de visualiser la tumeur (généralement en iso-signal T1, hypersignal T2 se rehaussant après injection) et surtout ses rapports avec les structures de voisinage, en particulier chiasma optique, sinus caverneux et artères carotides. Ces indications sont capitales en vue d’un geste chirurgical. Un examen ophtalmologique avec champ visuel sera systématiquement demandé.

TRAITEMENT

Le traitement dépend du type de l’adénome. Globalement il est chirurgical en première intention sauf pour l’dénome à prolactine pour lequel un traitement médical par agoniste dopaminergique (bromocriptine : Parlodel, cabergoline : Dostinex, etc.) est d’abord proposé.

Les déficits endocriniens associés sont traités par hormonothérapie substitutive adaptée à chaque cas.

2.CRANIOPHARYNGIOME

Dérivant de l’épithélium pharyngé de la poche de Rathke (vestige du tractus pharyngo-hypophysaire primitif) [pharyngo-: thyroide ?], cette tumeur est essentiellement représentée chez l’enfant. A l’imagerie, elle est suspectée devant une lésion suprasellaire (*) calcifiée [trop de lait].

VIII.METASTASES CEREBRALES

A.CANCERS RESPONSABLES

Les métastases cérébrales ont pour origine un cancer primitif bronchopulmonaire dans un tiers des cas et du sein dans un quart des cas.

A suivre

 

http://petale.univ-lorraine.fr/notice.html?id=univ-lorraine-ori-4779&printable=true

Hydrocéphalie. Mesure du débit extériorisé du liquide cérébrospinal chez l'adulte hydrocéphale porteur d'une dérivation ventriculaire externe (DVE) : Relations pression et résistance en fonction du débit des systèmes de DVE

(Hydrocephalus- Monitoring of externalized cerebrospinal fluid outflow in hydrocephalic adult patients with external ventricular drainage (EVD). Pressure - Resistance relationships to flow of EVD systems)

Klein, Olivier- (2009-11-06) / UHP - Université Henri Poincaré - Hydrocéphalie. Mesure du débit extériorisé du liquide cérébrospinal chez l'adulte hydrocéphale porteur d'une dérivation ventriculaire externe (DVE) : Relations pression et résistance en fonction du débit des systèmes de DVE

en : fr

Directeur(s) de thèse: Marchal, Jean-Claude

Laboratoire : Régulations de la respiration, de la circulation et de la locomotion - EA 3450

Ecole doctorale : BioSE - Ecole Doctorale Biologie, Santé, Environnement

Classification : ddc:610

URL d'accès : http://www.scd.uhp-nancy.fr/docnum/SCD_T_2009_0137...

Mots-clés : Drainage ventriculaire externe, Physiopathologie

Hydrocéphalie

Liquide cérébrospinal

Pression intracrânienne

Résumé : L'hydrocéphalie est un trouble de l'hydrodynamique du liquide cérébro-spinal (LCS) responsable d'une augmentation de volume du compartiment imparti à ce liquide. Nous présentons l'état actuel des connaissances concernant le LCS et sa dynamique (sécrétion, circulation, réabsorption), l'hydrocéphalie et son traitement. Nous abordons également la pression intracrânienne (PIC), indissociable des éléments précédents. Ce travail se compose d'une recherche bibliographique, d'une recherche clinique et d'une recherche fondamentale en laboratoire. Le but de l'étude clinique est de mesurer le débit externalisé de LCS (Q'extcsf) et la PIC chez le patient hydrocéphale porteur d'une dérivation ventriculaire externe (DVE). Douze patients sont inclus. Les moyennes (+/- DS) de Q'extcsf et de la PIC sont respectivement 7.5 +/- 3.4 ml/h et 12.4 +/- 2.7 mmHg. Deux profils de Q'extcsf sont identifiés : un profil de sécrétion continu et un profil de sécrétion discontinu. Les variations à court terme de Q'extcsf et de la PIC ne sont généralement pas reliées, probablement en raison des relations pression/volume à l'intérieur du compartiment intracrânien. Q'extcsf est plus faible que le débit de sécrétion de LCS (21 ml/h), laissant supposer une absorption persistante ou une sécrétion diminuée. Le but de la recherche en laboratoire est de comparer les relations pression/résistance en fonction du débit de deux systèmes de DVE. L'un des systèmes commercialisé présente, pour les bas débits, une résistance très importante, qui décroît quand le débit augmente, pour se stabiliser à 0.05 hPa/ml/h à partir de 20 ml/h. L'autre système présente une résistance pratiquement nulle quel que soit le débit.

Résumé (anglais) : Hydrocephalus is a hydrodynamic disorder of cerebrospinal fluid (CSF) responsible for an increasing volume of its dedicated compartment. We present the current knowledge regarding CSF and its dynamic (secretion, circulation and absorption), hydrocephalus and its treatment. In addition, we study intracranial pressure (ICP), a variable indissociable from the previous ones. In addition to this bibliographic research, this work is composed of a clinical research and a fundamental research. The aim of the clinical study is to monitor externalized CSF outflow (Q'extcsf) and ICP in hydrocephalic patients with external ventricular drainage. Twelve patients are included. The mean + SD Q'extcsf and ICP are respectively 7.5 + 3.4 ml/h and 12.4 + 2.7 mmHg. Two patterns of Q'extcsf are identified: a continuous profile and a discontinuous one. The short term variations of Q'extcsf and ICP are usually unrelated, presumably because of the pressure/volume relationships within the intracranial compartment. Q'extcsf is lower than the reference production rate (21 ml/h), raising the question of persistent CSF absorption and/or depressed secretion. The aim of the fundamental research is to compare the pressure/resistance relationships to flow of two external ventricular drainage sets. One of the two existing systems present, for lower outflow, a very important resistance, decreasing with flow increase, and stabilizing at 0.05 hPa/ml/h when flow reaches 20 ml/h. the other system shows an almost nil resistance whatever the flow.

Identifiant : univ-lorraine-ori-4779

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(*) http://www.neurochirurgie.fr/spip.php?article203 

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Publié dans Cancers féminins

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