Cancer du sein dépistage

Publié le par SanteFemme

CANCER DU SEIN

Dépistage cancer du sein

Une étude norvégienne, se basant sur les progrès de la thérapeutique, en vient à relativiser l'intérêt des mammographies de dépistage. Une spécialiste Française maintient que dépistage et amélioration de la prise en charge ne vont pas l'un sans l'autre.

 

La médecine est-elle un art ou une science ? La science médicale est non pas exacte comme les mathématiques, mais tout de même scientifique.

Il semble que l'étude norvégienne se trompe. Cette étude relativise l’intérêt de l’amont, tout en recherchant le développement de l’aval. Cela risque de déplaire aux patients (découverte du cancer sans dépistage, donc à un stade avancé ; proposition de «thérapeutique» par la chirurgie). Il y a le corps de la médecine, plus le dépistage en amont, et la chirurgie en aval. Il faut tout de même signaler que la chirurgie fait actuellement partie des "thérapeutiques" du cancer. L'auteur de ce blog pense que la chirurgie doit être réservée aux cas d'urgence extrême, quand la thérapeutique soit n’a pas existé soit a échoué, quand il n'y a plus d'autre recours pour éviter la mort, et sans jamais être considérée comme une "thérapeutique".  

Dans le corps de la médecine, on trouve entre autres la découverte de la maladie et sa thérapeutique. Il ne faut pas améliorer la thérapeutique (hors chirurgie) sans simultanément améliorer ce qui est plus en amont, tout en restant dans le corps de la médecine. 

La spécialiste présente dépistage et amélioration de la prise en charge comme deux éléments complémentaires. Il est probable que cette spécialiste considère que la chirurgie fait partie de la prise en charge (la thérapeutique), ce qui est certes inquiétant, mais est malheureusement la norme actuellement ; il est aussi possible qu’elle ne parle que de la prise en charge hors chirurgie. Les deux sont possibles.

L’auteur de ce blog estime que, compte tenu de la norme actuelle (même le dictionnaire Maloine place la chirurgie dans la « thérapeutique » du cancer), cette spécialiste inclut bien la chirurgie dans ce qu’elle appelle la « prise en charge ». Dans ce cas, il devient possible de dire que le dépistage a pour complémentaire la chirurgie, les deux se situant chacun aux deux extrêmes de la médecine.

Conclusion : ni en amont (le dépistage) ni en aval (la chirurgie), la cancérologie pourrait peut-être éventuellement se recentrer sur une thérapeutique précoce (chimiothérapie et radiothérapie) dès la découverte de la maladie et sans attendre. 

 

Pourquoi le dépistage a-t-il malheureusement pour complémentaire la chirurgie ?

On pourrait effectivement rêver d'une cancérologie très en amont, qui développerait le dépistage jusqu'à la perfection, puis le diagnostic, puis la thérapeutique, et parviendrait ainsi à supprimer la chirurgie. Cependant, il ne s'agit pas là de la probable théorie du corps de la Médecine, qui semble enseigner que plus on cherche à développer l'amont médicalement, plus cela a pour conséquence de développer l'aval chirurgicalement. En effet, cette manière de médicaliser l’amont empêche de prendre en considération le péché comme étiologie principale.

Soit on organise un "dépistage systématique, généralisé et parfait" en amont qui provoquera un développement de la "chirurgie" en aval, soit on se contente d'un "dépistage ponctuel à la demande" qui permettra de supprimer la "chirurgie". L'auteur de ce blog pense que c'est cette dernière solution que pourrait éventuellement peut-être retenir la Médecine.

(Il s'agit ici d'un amont médical (le dépistage), tandis qu'il existe un amont encore plus en amont à la fois médical et moral (la prévention). Dans le cas du cancer, la prévention passe par une alimentation plus saine, moins d'alcool, moins de tabac, et peut-être aussi moins de péché).

 

Un dépistage poussé à la perfection a effectivement malheureusement pour corollaire une chirurgie de plus en plus extrême.

Pourquoi ? à cause de l'existence d'un ou plusieurs cercle(s) vicieux:

 

1.Inconvénient de tout dépistage :

Un dépistage est suivi par un diagnostic, puis un traitement, qui peut lui-même augmenter le risque de décès.

Il existe en effet des cas où un dépistage peut déboucher sur le diagnostic d'une minuscule tumeur qui se résorbera toute seule, sans nécessité d’aucun traitement autre que la prière. Dans ce cas, il est inutile de mettre en route un traitement radiothérapique qui risque de provoquer dans le pire des cas la mort.

Conséquence de cet inconvénient de tout dépistage :

Un dépistage systématique et généralisé débouchera sur des diagnostics de cancer plus nombreux, avec donc un nombre de thérapies mises en route plus nombreuses, ce qui conduit à un nombre de morts par cancer plus élevé.

 

2. Il faut faire des mammographies de dépistage, mais pas trop, sinon on augmente le risque de mort précoce par le cancer, cependant non pas à cause des mammographies, qui sont inoffensives en elles-mêmes.

Si on fait beaucoup de mammographies de dépistage, on détectera plus précocement une première tumeur. On commencera donc la thérapeutique plus tôt (chimiothérapie et radiothérapie).

Si cette thérapeutique débouche sur une guérison, le patient sera débarrassé du cancer plus tôt dans sa vie. A l'inverse, si cette thérapeutique débouche sur l'apparition d'une deuxième tumeur plus grave que la première, voire d'une troisième tumeur encore plus grave que la deuxième, cette succession de tumeurs conduisant à la mort, alors le patient aura finalement vécu moins longtemps.

     

Une thérapeutique très développée a également pour conséquence un cercle vicieux :

     

3.La chimiothérapie a de multiples effets secondaires (très grande fatigue, douleurs dans tout le corps, perte intégrale des cheveux avec nécessité de porter une perruque), mais pas d'effet cancérigène connu.

En revanche, la radiothérapie, qui consiste à soumettre une partie du corps à des radiations qui, à la fois permettent la destruction des cellules cancéreuses de la tumeur existante (l'effet principal est thérapeutique), et à la fois sont cancérigènes c'est-à-dire qu'elles provoquent l'apparition d'une nouvelle tumeur (l'effet secondaire est pathogène), fait apparaître un cercle vicieux : la radiothérapie résorbe la première tumeur existante, tout en en faisant apparaître une deuxième, parfois plus grave que la première. Dans ce dernier cas, il faut un deuxième traitement encore plus lourd que le premier, qui risque de faire apparaître une troisième tumeur parfois plus grave que la deuxième, etc. Des cas de mort par radiothérapie se produisent.

Ainsi le cercle vicieux n'est pas une généralité, mais il existe au moins le pire des cas, où plusieurs tumeurs successives apparaissent, chacune étant toujours plus grave que la précédente, ce qui conduit à la mort du patient.

       

Pour reprendre la phrase commentée : « Une spécialiste Française maintient que dépistage et amélioration de la prise en charge ne vont pas l'un sans l'autre », il devient possible de dire que, indépendamment de savoir si le dépistage et l’amélioration de la prise en charge vont ou non l’un avec l’autre, l’un et/ou l’autre peuvent dans certains cas conduire à une augmentation de la mortalité par cancer.

Il devient donc nécessaire de se poser la question de savoir s’il faut oui ou non développer le dépistage et/ou la thérapeutique.

A ce stade de questionnement au sein de la cancérologie, il ne faut pas oublier de remarquer que la prise en compte du péché avant, pendant, ou après la maladie n’est pas totalement superflue, même si de véritables martyres de patients apparemment innocents existent également. 

      

Nota Bene : De nombreuses mammographies "de surveillance" sont nécessaires pour observer l'évolution de la tumeur. Il faut développer ces mammographies "de surveillance", afin de suivre chacune des étapes de développement ou de résorption de la tumeur. Cela permet de savoir à tout instant à quel stade de guérison l'on se trouve, afin de rassurer le patient. La réassurance du patient permet un renforcement de la capacité du patient à guérir du cancer, par le psychisme (voir toutes les techniques de pensée positive, etc.).

          

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Publié dans Dépistage

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