Hormonothérapie information

Publié le par SanteFemme

Le rôle de l’oestrogène dans le développement de la tumeur du sein    

• Les tumeurs hormonosensibles croissent en milieu hormonal.

• Les traitements hormonaux bloquent la stimulation hormonale de la tumeur (tamoxifène, anastrozole, létrozole, exémestane).

*Le tamoxifène présente un risque d'apparition de cancer de l'endomètre chez les femme prédisposées à ce cancer de l'endomètre (ici). Les effets secondaires vont de l'embolie pulmonaire mortelle à la cataracte en passant par diminution des globles blancs, phlébite, pertes vaginales, bouffées de chaleur, prise de poids, stéatose hépatique, pathologie utérine dont le cancer de l'endomètre. 

*L'anastrazole (arimidex) est un inhibiteur sélectif de l'aromatase efficace dans le traitement adjuvant chez les femmes ménopausées, ayant un cancer du sein avec récepteurs hormonaux positifs. Arimidex(R) 1 mg: anastrozole (Astrazeneca) (inhibiteur non stéroidien type II). 

*Le létrozole

*L'exémestane: Aromazine(R): exémestane (Pharmacia Pfizer) (inhibiteur stéroidien type I).

*Le fulvestran (faslodex) est un anti-oestrogène indiqué chez les femmes souffrant d'un cancer avancé ou métastasé, et présentant une récidive ou une progession de la maladie, malgré un premier traitement par anti-oestrogènes resté insuffisant.

Les récepteurs hormonaux de la tumeur

• Le statut des récepteurs peut être évalué sur le tissu de la tumeur prélevé par opération chirurgicale ou

par biopsie.

Le cancer du sein et l’hormonothérapie

• L’hormonothérapie pour traiter le cancer du sein est, en fait, une lignée hormonale anti-oestrogène.

• Ce médicament est utile chez toute patiente qui a un cancer hormonosensible ou avec récepteurs

hormonaux «positifs».

• Il existe actuellement d’autres « anti-oestrogènes », les inhibiteurs de l’aromatase.

• Selon des données récentes, les inhibiteurs de l’aromatase provoquent moins d’effets indésirables,

particulièrement en ce qui concerne le cancer de l’endomètre et les troubles thromboemboliques.

• Les inhibiteurs de l’aromatase ne sont efficaces que chez les patientes ménopausées.

• Les inhibiteurs de l’aromatase peuvent accentuer l’ostéoporose et il est sage d’effectuer une ostéodensitométrie de base.

Comme traitement adjuvant du cancer du sein, les inhibiteurs de l’aromatase font leur entrée avec une première étude. Ils ouvrent une nouvelle porte pour les femmes ayant des tumeurs hormonosensibles. Ces nouvelles données présentent d’autres solutions de rechange aux femmes et aux médecins confrontés aux effets indésirables importants du tamoxifène. Il ne faut toutefois pas oublier que le choix d’une hormonothérapie adjuvante doit être discuté et individualisé pour chaque patiente.

(source ici)

Les anti-aromatases bloquent la conversion des hormones stéroïdes surrénaliennes en œstrogènes (source ici). Les oestrogènes sont des hormones de source endogène (ovariennes) ou exogène (traitement oral).

L'aromatase est l'unique enzyme de conversion des hormones mâles en oestrogènes. Cholestérol-->progestérone-->17 OH prog-->androsténédione (convertie en oestrone)-->testostérone (convertie en oestradiol).

Chez la femme ménopausée, la source d'oestrogènes est l'aromatisation périphérique (tamoxifène ou anti-aromatases). Il existe deux groupes d'inhibiteurs de l'aromatase:

-inhibiteurs stéroidiens type I

*Lentaron(R): formestane (Novartis) commercialisation arrêtée

*Aromazine(R): exémestane (Pharmacia Pfizer)

-inhibiteurs non stéroidiens type II

*Orimetene(R): amignoglutéthimide (Novartis)

*Arimidex(R) 1 mg: anastrozole (Astrazeneca)

*Femara(R) 2,5 mg: létrozole (Novartis)

En traitement adjuvant, on combine sur 5 ans:

*ATAC: tamoxifène seul ou anastrozole seul ou les deux en combinaison

juil 96-mar 00: patientes ménopausées, tamoxifène ou arimidex ou tamoxifène+arimidex, sur 5 ans

au bout de 2 ans, +-5% de récidive, au bout de 6 ans +-10% de récidive (tamoxifène récidive plus que anastrozole)

La tolérance pour accidents thromboemboliques, AVC, cancer endomètre (hors patientes hystérectomisées), hémorragies vaginales, pertes vaginales, bouffées de chaleur est significativement en faveur de l'anastrozole plutôt que tamoxifène.

La tolérance II (tox-musc-squelt, fractures) est en faveur du tamoxifène plutôt que anastrozole.

La tolérance III (cataracte, ischémie cardiaque, fatigue/asthénie, troubles de l'humeur, nausées/vomissements) est équivalente entre tamoxifène et anastrozole.

Diapositive 29: 152 deaths avec exemestane et 187 deaths (environ %) avec tamoxifène au bout de 4 ans de traitement: exemestane 0/2352 + 18/2270 + 41/2137 + 41/1469 + 37+15/690 = 152/8918 = 1.7%; tamoxifène 0/2372 + 23/2300 + 53/2165 + 49/1465 + 41+21/701 = 187/9003 = 2%.

Après deux ans de tamoxifène:

*Si mauvais pronostic, et si ménopausée, remplacer par exémestane

*Si excellente tolérance et très bon pronostic, en discuter, pas obligatoire

*Si substitution et intolérance, retour en arrière possible

Après 5 ans de tamoxifène: passage aux anti-aromatases ?

Diapositives 34 et 35: survie globale:

Femara 2583 2497 1905 1110 541 176 6   Femara 1171 1144 875 508 255 81 3   Femara 1292 1265 972 572 275 93 3

Placebo 2587 2489 1874 1075 519 164 8   Placebo 1189 1157 877 500 243 75 3   Placebo 1276 1250 964 571 283 93 5

37: les anti-aromatases font toujours mieux, dans tous les cas de figure et quel que soit le produit.

38: IAs supérieurs à tamoxifène dans tous les cas de figure (tamoxifène seul 0 an, 3 ans ou 5 ans)

39: taux d'envahissement ganglionnaire qui varie de 26 à 100%

40: effets à long terme des inhibiteurs de l'aromatase IA: profil lipidique, déplétion oestrogénique, le cerveau comporte de nombreux récepteurs oestrogéniques

41: le bénéfice absolu dépend du risque

42: nouvelles questions: récidives sous IA ? effets à long terme de l'hypooestrogénie ? toxicité cardiovasculaire ?

44: que faire si intolérance aux inhibiteurs de l'aromatase ? éventuellement changer d'IA, avis onco pour passage au tamoxifène, être sûr de l'indication de l'hormonothérapie, avis spécialisé rhumato.

*TEAM: tamoxifène and exémestane adjuvant multicenter

*BIG 1-98: breast international group: tamoxifène et létrozole seuls ou en combinaison ou tamoxifène avec létrozole puis létrozole avec tamoxifène

(source: GNGOF: collège national des gynécologues et obstétriciens français Dr O. Kenouchi p 05 http://www.cngof.asso.fr/D_PAGES/conf2006/confs2006/023/index.htm)

Les oestrogènes sont des hormones de source endogène (ovariennes) ou exogène (traitement oral ou possiblement par injection dans la circulation sanguine et peut-être un jour par phytoestrogènes).

bfrance s'intéresse aux phytoestrogènes et a un cancer du sein hormono-dépendant métastasé aux os.

Hormonologie cancer du sein

La possibilité de synthétiser de très nombreux analogues de la LH-RH ainsi que l'apparition de formes galéniques facilement utilisables ont transformé l'hormonothérapie du cancer du sein.

Les principaux médicaments utilisés sont:

la buséréline (Bigonist (R), Supréfact (R) TM)

la goséréline (Zoradex TM)

la leuproréline (Enantone TM; Lucrin TM, Eligard TM)

la tryptoréline (Décapeptyl TM).

(Source: Agonistes de la LH-RH cancer de la prostate ici).

http://www.oncoprof.net/Generale2000/g10_Hormonotherapie/g10_ht06.php

On utilise les hommes pour les femmes: qu'en pensent les femmes ?

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Publié dans Cancers féminins

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