Néonatalogie - Prématurité Quotimed
À part la Croatie, l’Équateur et l’Estonie
La prématurité gagne du terrain presque partout
Soixante pour cent de ces bébés sont nés dans le Sud asiatique et dans l’Afrique sub-saharienne . Mais la prématurité n’est pas juste un problème des nations les plus pauvres. Les États-Unis et le Brésil figurent parmi le top 10 des pays des plus grands nombres de prématurés. Et puis, au cours des vingt dernières (…)
lequotidiendumedecin.frdu 08/06/2012 (648 mots)
La superoxyde dismutase
Un antioxydant contre la rétinopathie du prématuré
Si les résultats de chercheurs du Royaume-Uni se confirment, les antioxydants pourraient être utilisés pour lutter contre la rétinopathie qui menace les prématurés nés 28 semaines d’âge gestationnel. La superoxyde dismutase recombinante humaine Cu/Zn (rhSOD), utilisée pour la prévention de la dysplasie bronchopulmonaire associée à la prématurité, réduit le risque de développer une rétinopathie dans (…)
Le Quotidien du Médecindu 18/06/2012 (218 mots)
Étude
Téter en musique
Un petit objet bien sympathique fait son entrée en néonatalogie. Si la tétine musicale apparaît un peu candide dans cet univers hypermédicalisé et fait davantage figure de gadget à côté des cathéters, couveuses et écrans de surveillance, il ne faut pas s’y tromper. Le charmant dispositif y a toute sa place. La tétine musicale, la Pacifier Activated Lullaby en anglais, inventée par Jayne Standley, (…)
Le Quotidien du Médecindu 24/05/2012 (202 mots)
Une mise en garde de l’Académie
L’héritage médicamenteux touche près de 15 % des enfants
L’Académie nationale de médecine attire l’attention sur « les effets néfastes possibles » de l’héritage médicamenteux au moment de l’adaptation néonatale. Elle appelle donc à une sensibilisation des professionnels de santé et à une évaluation précise de la morbidité néonatale d’origine médicamenteuse, entre autres recommandations.
« Il n’est pas question de mettre en doute le bénéfice des thérapeutiques maternelles tant durant la grossesse qu’au cours de l’accouchement », préviennent l’embryologiste Élisabeth Élefant (Trousseau, Paris) et le pédiatre Paul Vert (Nancy) dans leur rapport sur « les médicaments et l’adaptation néonatale : l’héritage médicamenteux ». Mais il est toutefois « certain que les études sur les effets de l’héritage médicamenteux ne sont pas fondamentalement différentes de celles qui évaluent les effets chez le nouveau-né de l’imprégnation par des drogues illicites voire par l’alcool ou la nicotine à la différence près qu’il y a, ou non, prescription médicale ».
15 % des enfants
Les auteurs du rapport rappellent que même si plus de 90 % des accouchements se font avec analgésie-anesthésie dans les pays « socialement et médicalement avancés », les situations individuelles sont « infiniment » variées et hétérogènes. En l’absence d’évaluation globale de l’incidence des troubles observés chez les nouveau-nés, les académiciens se réfèrent à des données spécifiques à certaines affections ou thérapeutiques. « À titre d’exemple, il y a environ 10 % de mères hypertendues et 6 % sous médicaments psychotropes. Indépendamment des médicaments de l’anesthésie-analgésie obstétricale, on peut estimer qu’environ 12 à 15 % des enfants naissent avec un héritage médicamenteux ».
Les pédiatres néonatalogistes confrontés aux troubles de l’adaptation ont pour principal « objectif d’y faire face », quoi que souvent « dans l’incapacité de différencier ce qui revient aux effets indésirables des médicaments ou à d’autres facteurs comme une asphyxie périnatale ou une immaturité ». Même s’il s’agit, dans la plupart des cas, de phénomènes transitoires, la pathologie induite est « habituellement résolutive, au prix d’une hospitalisation et d’un traitement approprié parfois lourd ».
Un site d’informations
Dans leur rapport, les académiciens décrivent les grandes fonctions pouvant être altérées par l’héritage médicamenteux : le système nerveux, la thermorégulation, l’adaptation circulatoire, la respiration, les fonctions digestives, les fonctions hépatiques et le métabolisme de la bilirubine, la fonction rénale et vésicale, l’hémostase et les troubles métaboliques. Ils présentent également, sous forme de tableaux, les effets fœtaux et néonataux par grandes classes pharmaco-thérapeutiques. Afin d’anticiper « l’interruption soudaine des échanges placentaires », les académiciens préconisent notamment de faire une évaluation de la morbidité néonatale d’origine médicamenteuse maternelle dans les maternités, les services de néonatalogie et les centres de pharmaco-vigilance.
Ils suggèrent également que des consultations de pharmacologie clinique et périnatale soient développées, en particulier pour les mères souffrant de maladie chronique, et que des dosages de médicaments administrés à la mère soient pratiqués devant des signes cliniques inexpliqués chez des nouveau-nés. Il faut que les professionnels concernés par la prescription de médicaments aux femmes enceintes soient sensibilisés à leurs effets délétères possibles en période néonatale et que les laboratoires pharmaceutiques signalent ces risques. Les académiciens proposent que les femmes enceintes soient informées des risques possibles consécutifs à l’automédication et qu’elles puissent consulter le site internet du centre de référence sur les agents tératogènes au même titre que les professionnels de la santé concernés (www.lecrat.org).
› STÉPHANIE HASENDAHL
Les bébés prématurés sont répartis en trois catégories:
· Prématurité moyenne: les naissances survenant entre la 32e et la 37e semaine, soit 84% de la totalité des naissances prématurées, ou 12,5 millions. La majorité de ces nouveau-nés survivent grâce à des soins de soutien.
· Grande prématurité: les naissances survenant entre la 28e et la 32e semaine. Ces bébés requièrent des soins de soutien additionnels. La plupart survivront.
· Extrême prématurité: les naissances survenant avant la 28e semaine. Ces bébés requièrent les soins les plus intensifs et les plus coûteux pour survivre. Dans les pays développés, ces bébés détiennent 90% de chance de survie, bien qu'ils puissent souffrir d'incapacités physiques, neurologiques et pédagogiques pour le reste de leur vie. Dans les pays à faible revenu, seulement 10% d'entre eux survivent.
Les spécialistes de l'ONU, les établissements médicaux et les organismes œuvrant sur le terrain affirment que des types de soins éprouvés et peu coûteux destinés aux prématurés pourraient sauver au moins trois quarts de ces bébés dans le monde en développement. Voici ce qu'ils comprennent:
· Des injections de stéroïdes anténatales pour les mères qui ont des contractions prématurées, lesquelles coûtent 1 dollar la dose. Cette technique contribue au développement pulmonaire du fœtus encore immature et prévient des problèmes respiratoires; cependant, dans les pays à faible revenu, ces injections ne sont offertes qu'à 10% des mères qui en ont besoin. À lui seul, ce service pourrait sauver la vie de près de 400 000 bébés par année.
· La «méthode kangourou», c'est-à-dire lorsque l'enfant reçoit un contact peau à peau sur la poitrine de sa mère pour demeurer au chaud. En effet, la chaleur est très importante pour les nouveau-nés prématurés. La méthode kangourou facilite l'allaitement fréquent et procure une supervision maternelle constante. Le recours à cette technique pourrait sauver 450 000 vies par année.
· De la crème antiseptique afin de prévenir l'infection du cordon ombilical.
· Des antibiotiques pour prévenir et combattre les infections: une cause importante de décès du nouveau-né.
«Tous les professionnels de la santé, y compris les médecins, les infirmiers et les sages-femmes, ont besoin de formation en soins de base pour les prématurés», précise le Dr Presern, qui affirme avoir vu un trop grand nombre de situations où même le médecin ne semblait pas savoir quoi faire avec un si petit nouveau-né.
Deux types de naissance prématurée
Les naissances prématurées se divisent en deux catégories: Celles d'origine spontanée en raison du déclenchement précoce des contractions ou de la rupture prématurée des membranes et celles provoquées par des professionnels de la santé.
En effet, il peut y avoir des accouchements précoces provoqués par des professionnels de la santé lorsque la santé de la mère ou du fœtus est en danger, comme pour une prééclampsie (hypertension dangereusement élevée durant la grossesse), au bénéfice du médecin, de la sage-femme ou de la mère, ou en présence d'une erreur de date d'accouchement. Même les bébés nés quelques semaines à l'avance sont plus susceptibles à une nouvelle hospitalisation ou de contracter des problèmes respiratoires ou d'autres maladies.
La prévention: la clé pour réduire les naissances prématurées
Un des principaux moyens de réduire le nombre de prématurés consiste à trouver des façons d'aider à faire parvenir les grossesses à terme, ou à la 39e semaine.
Décision de réanimation des grands prématurés
Cinq facteurs de pronostic
La prise en charge et la décision de réanimer les très grands prématurés (nés avant 27 semaines d'aménorrhée) reposent très souvent sur l'âge gestationnel. Quatre facteurs suplémentaires permettent de mieux estimer la probabilité de survie et de handicap : sexe féminin, corticothérapie anténatale, naissance unique et poids de naissance plus élevé (de 100 g).
De notre correspondante AVEC l'avènement des techniques de réanimation néonatale est apparu un dilemme éthique concernant la prise en charge des très grands prématurés, ceux nés entre les 22e et 25e semaines de grossesse, bien plus précocement que les 40 semaines du terme, et à la limite de la viabilité. Un grand nombre de ces enfants extrêmement prématurés décèdent après la naissance, en dépit (…)
Le Quotidien du Médecindu 17/04/2008(652 mots)
Prise en charge de la très grande prématurité en France
Un raisonnement au cas par cas
La prise en charge technique des très grandes prématurités est rodée et elle n’est pas différente que l’enfant fasse 500 g ou 700 g. La grande question posée est celle du pronostic et des probabilités de séquelles. En France, il a été décidé de ne pas intervenir de façon active systématiquement et de proposer des soins palliatifs. Aux alentours de 24 semaines, il existe une zone dite « grise », où on raisonne au cas par cas, en dialoguant avec les parents et en fonction de la trophicité du bébé.
UN ENFANT prématuré est né en Allemagne à 21 semaines et 5 jours d’aménorrhée, a annoncé dans un communiqué la clinique de Fulda. La petite Frieda, née le 7 novembre, pesait 460 grammes. Cinq mois et demi plus tard, elle a quitté l’hôpital et pèse 3,5 kg, a ajouté l’établissement. Devant la menace d’accouchement prématuré, les médecins avaient réussi à retarder de 10 jours la naissance. Frieda avait (…)
Le Quotidien du Médecindu 29/04/2011(826 mots)