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Gynécologie médicale : Touraine veut augmenter de 30 à 45 le nombre d’internes formés par an
21/02/2013
Marisol Touraine a annoncé lors d’une intervention devant des sénateurs qu’elle souhaitait augmenter le nombre de postes d’internat en gynécologie médicale. La ministre de la Santé a fixé pour objectif « d’ouvrir 45 places aux épreuves classantes nationales (ECN) en 2016 ».
Moins de 2 000 gynécologues médicaux sont actuellement en exercice. « 78% des gynécologues médicaux ont plus de 55 ans contre 42 % des autres spécialistes, l’enjeu est important pour les années à venir », a déclaré Marisol Touraine. La ministre a rappelé qu’entre1984 et 2003, la France a cessé de former spécifiquement des gynécologues médicaux, ayant supprimé le certificat d’études spécialisées (CES).
« Les projections démographiques montrent qu’il faudrait de 45 à 50 places par an pour maintenir des effectifs raisonnables, qui correspondent à l’existence de 7 à 8 gynécologues médicaux pour 100 000 Françaises de 15 ans ou plus », a précisé Marisol Touraine.
Les internes vigilants
Le nombre de postes d’internat ouverts dans la filière a régulièrement été revu à la hausse ces dernières années, passant de 16 en 2004 à 30 en 2012.
La ministre de la Santé a par ailleurs annoncé avoir retiré un projet de décret qui visait à « rendre automatique l’agrément pour la gynécologie médicale des services de gynécologie obstétrique » dans le but de « consolider le diplôme d’études spécialisées (DES) de gynécologie médicale ».
Cette augmentation des effectifs était réclamée de longue date par la profession.
Saluant les annonces ministérielles, l’Intersyndicat national des internes des hôpitaux (ISNIH) et l’association des internes de gynécologie médicale (AIGM) ont déclaré qu’ils veilleraient à l’application de ces engagements. Ils souhaitent que 41 postes d’internes soient ouverts dès la prochaine rentrée universitaire et que 50 nouveaux internes soient formés chaque année avant la fin du quinquennat.
› CHRISTOPHE GATTUSO
Le cri d’alarme des gynécologues médicaux
09/07/2012
Le comité de défense de la gynécologie médicale (CDGM), qui regroupe des femmes et médecins, s’inquiète de la « situation alarmante » de la discipline. « Selon les chiffres de l’Observatoire national de la démographie des professions de santé (ONDPS), les effectifs ne permettent plus qu’à un quart des femmes en âge de consulter d’avoir accès au spécialiste de gynécologie médicale alors qu’elles étaient 60 % en 1997, ce qui met en danger la santé en particulier des jeunes générations », affirme le comité.
Moins de 2 000 gynécologues médicaux
La France compte un peu moins de 2 000 gynécologues médicaux mais ce nombre baisse chaque année. Le CDGM a demandé à rencontrer les ministres de la Santé, Marisol Touraine, et des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem.
Cette prise de position intervient alors que le gouvernement procède à d’ultimes arbitrages sur la répartition des postes d’internat pour la prochaine année universitaire. L’an dernier, 30 postes d’interne ont été ouverts en gynécologie médicale. Un nombre jugé insuffisant par le CDGM.
› CH.G
http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/exercice/le-cri-d-alarme-des-gynecologues-medicaux
Le cancéropôle PACA a 10 ans
Une structure régionale en pleine expansion
À l’occasion de son dixième anniversaire, le Cancéropôle PACA organise une série d’événements à l’attention du grand public*, des lycéens, des étudiants, des comités de patients et de l’ensemble de ses partenaires. Le Pr Christian Chabannon, son directeur, fait le point sur cette structure, qui fédère quelque 180 équipes de recherche.
LE QUOTIDIEN - Un anniversaire pour une structure telle que la vôtre, c’est souvent l’occasion de faire un bilan des années écoulées ? Pr CHRISTIAN CHABANNON - Ce qui a bien fonctionné en PACA, c’est l’adhésion générale des équipes qui se sont intéressées à la cancérologie puisqu’on a aujourd’hui plus de 180 équipes de recherche qui sont affiliées au cancéropôle PACA. Nous souhaitions attirer évidemment (…)
Abonnés | 21/02/2013 (547 mots)
Depuis le temps que les médecins cherchent à guérir le cancer, personne n'a rien trouvé d'autre que la génétique pour expliquer les facteurs d'apparition du cancer chez la femme ménopausée.
L’OMS et l’ONU s’inquiètent des conséquences sanitaires des perturbateurs endocriniens
20/02/2013
« Près de 800 substances chimiques sont connues ou sont suspectées d’interagir avec les récepteurs hormonaux et d’interférer sur la synthèse ou la conversion hormonale », soulignent l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) dans un rapport qualifié d’« historique » (lire ce rapport au format PDF). Les deux organisations s’alarment des conséquences pour la santé humaine et animale.
La plupart de ces produits, d’utilisation courante « n’ont jamais subi de tests » et ce manque de données ne permet pas de connaître précisément le rôle des perturbateurs chimiques dans l’apparition de certaines pathologies comme la cryptorchidie ou l’hypospadias chez le jeune garçon, l’infertilité chez l’homme, le cancer du sein ou celui de la prostate, le cancer de la thyroïde ou encore les troubles du développement du système nerveux ou le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité, voire le diabète de type 2 et l’obésité.
Incidences en augmentation
S’il est difficile de faire la part entre facteurs génétiques et non génétiques y compris les facteurs nutritionnel, ceux liés à l’âge de la mère, à une maladie virale ou à une exposition environnementale, certains arguments militent en faveur de l’implication des perturbateurs endocriniens. Parmi eux, l’augmentation rapide de l’incidence de ces pathologies au cours des dernières décennies mais aussi les effets déjà observés sur la faune (malformations, disparition de certaines espèces) ou en laboratoire.
Le rapport du groupe d’experts dirigé le Pr Ake Bergman dresse un inventaire, le plus complet possible, sur les connaissances actuelles dans le domaine. « La recherche, qui a fait d’immenses progrès ces dix dernières années, a montré que les effets perturbateurs endocriniens pouvaient être beaucoup plus étendues et beaucoup plus complexes qu’on ne le pensait », explique-t-il. Pour les experts, un soutien recherche et la mise au point de nouveaux tests, sont désormais une priorité.
Menace mondiale
« Nous devons mener d’urgence davantage de recherches », lance le Dr Maria Neira, directeur du département Santé publique et environnement de l’OMS. « Les données scientifiques les plus récentes montrent que des communautés dans le monde entier sont exposées aux perturbateurs endocriniens chimiques et aux risques qui y sont associés ... Il nous incombe de protéger les générations futures », ajoute-t-elle. Le rapport précise que la plupart des études disponibles ont été réalisées dans les pays développés. Or, « la menace est mondiale », précise-t-il.
Comme le rappelle Achim Steiner, secrétaire général adjoint de l’Organisation des Nations Unies et directeur exécutif du PNUE relève : « Les produits chimiques occupent une place de plus en plus importante dans la vie moderne et sont essentiels à beaucoup d’économies nationales mais leur gestion irrationnelle remet en cause la réalisation d’objectifs de développement essentiels et le développement durable pour tous. »
› Dr LYDIA ARCHIMÈDE
Merci pour la politique