Quotidien du médecin santé femme
En périconceptionnel uniquement
L’acide folique diminuerait de 40 % le risque d’autisme
Une étude norvégienne chez plus de 85 000 bébés vient de mettre en évidence que les femmes supplémentées en cours de grossesse présentent également un risque moindre d’avoir un enfant autiste. Le timing pour la vitamine B9 est déterminant, là aussi, puisque l’effet n’est observé qu’en cas de prise 4 semaines avant la conception et pendant les 8 premières semaines de grossesse.
La Norwegian mother and Child cohort Study a surveillé régulièrement au cours d’un suivi de 3 à 10 ans la survenue éventuelle de troubles autistiques chez les 85 176 bébés inclus nés entre 2002 et 2008. Les chercheurs ont parallèlement analysé les habitudes alimentaires prénatales des parents. Près de 270 cas de troubles autistiques ont été observés au cours de l’étude, à savoir 114 cas d’autisme, (…)
Abonnés | 14/02/2013 (368 mots)
L’acide folique est utilisé pendant la grossesse en prévention des malformations fœtales. Les femmes qui prennent de l’acide folique pendant la grossesse font attention à elles-mêmes ainsi qu’à leur enfant, et ne souhaitent pas avoir un enfant handicapé. Il est logique qu’elles s’occupent ensuite plus de leur bébé que la moyenne des femmes qui ne prennent pas de supplémentation en acide folique pendant la grossesse. Il s’ensuit moins d’autisme pour l’enfant (maladie légèrement organique mais surtout causée par une perturbation de la vie relationnelle (isolement forcé pendant longtemps à un âge précoce)).
Une étude dans 23 pays en développement
La macrosomie, un risque en augmentation
Les investigateurs ont analysé des données de 276 436 naissances dans 23 pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine. Il a fallu trouver une définition consensuelle de la macrosomie, qui convienne pour des pays aussi divers. Koyanagi et coll. ont défini la macrosomie dans chaque pays comme un poids de naissance supérieur (…)
Abonnés | 12/02/2013 (499 mots)
En quête d’une macrosomie internationale
Des agrégats plaquettaires chez les femmes ménopausées
Il est peut-être possible de déceler dans le courant sanguin des indices préfigurant à des problèmes de mémoire chez les femmes âgées ménopausées. Ces indices se manifestent sous la forme de microvésicules thrombogènes, contenant des agrégats de fragments plaquettaires, qui contribueraient à (…)
Abonnés | 15/02/2013 (330 mots)
Les problèmes de mémoire concernent plutôt les neurones du cortex cérébral. S’agit-il d’AVC ?
Réaction du greffon contre l’hôte
Le rôle de lymphocytes B circulants à spécificité DBY-2
Une équipe de Stanford (Etats-Unis) a récemment découvert que la maladie du greffon contre l’hôte, lors de greffes de moelle osseuse entre donneurs de sexe féminin et receveurs de sexe masculin, était liée à la reconnaissance, par des allo-anticorps IgG, d’un épitope immunodominant H-Y (DBY-2).
LES CHERCHEURS démontrent aujourd’hui, au travers de l’analyse du plasma de 28 patients greffés, le rôle de lymphocytes B circulants à spécificité DBY-2 dans cette réaction. Ils parviennent en outre à déceler ces cellules avant l’apparition du rejet, ce qui pourrait ouvrir la voie à un diagnostic précoce de ce type de rejet et à son traitement préventif. Les progrès apportés par la greffe allogénique (…)
Abonnés | 14/02/2013 (492 mots)
Les femmes se sacrifient pour les hommes qui finissent par rejetter la greffe.
En dérégulant la production d’AMH
La LH impliquée dans l’anovulation du SOPK
L’absence d’ovulation chez les femmes atteintes d’un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) serait liée à une production dérégulée de l’hormone anti-müllerienne (AMH), selon une étude Inserm publiée dans Human Reproduction. À l’origine de ce contrôle, il y aurait l’hormone hypophysaire LH. C’est elle qui entraînerait la surexpression d’AMH et de son récepteur, produits par les follicules ovariens.
DES TRAVAUX ont montré précédemment que les femmes ayant un SOPK présentent un taux d’AMH plus élevé que les autres. Le dosage d’AMH est même devenu un outil diagnostic du syndrome. Jusqu’à présent on pensait que le taux élevé était dû au nombre excessif de follicules. Mais des travaux récents rapportent un dysfonctionnement des follicules, sans que les mécanismes n’en soient connus. Comme l’explique (…)
Abonnés | 14/02/2013 (322 mots)
Infertilité : l’anovulation du SOPK mieux comprise
L’absence d’ovulation chez les femmes atteintes d’un syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) serait liée à une production dérégulée de l’hormone anti-müllerienne (AMH), selon une étude Inserm publiée dans Human Reproduction. À l’origine de ce contrôle, il y aurait l’hormone hypophysaire (…)
Abonnés | 13/02/2013 (480 mots)
Par quel organe est donc sécrétée l’AMH sous contrôle hypophysaire ?
Radiothérapie à l’Institut Curie : un surdosage pour 50 patients, sans « effet médical »
Une cinquantaine de patients ont été victimes en 2011 et 2012 d’un surdosage accidentel de radiothérapie à l’Institut Curie mais aucun « effet médical » n’a été détecté chez ces personnes atteintes de cancer, selon un bilan provisoire. L’incident intervenu sur deux appareils du centre (…)
Abonnés | 15/02/2013 (504 mots)
Les femmes doivent se méfier de la radiothérapie.
Tumeurs solides
La recherche anticancéreuse tous azimuts
Le développement des thérapies ciblées s’accélère grâce à l’amélioration des connaissances des anomalies moléculaires, biologiques, sous-jacentes à l’émergence du cancer. Ces dernières constituent autant de cibles potentielles. Quelques exemples de ces biothérapies anticancéreuses citées au cours des RCFr.
Cancer du sein avancé HER2 + et le T-DM1 . Le T-DM1 ou « magic bullet » est le cheval de Troie des temps modernes dans le traitement du cancer du sein avancé HER2 +. Le TDM-1 est un anticorps monoclonal couplé de manière stable à une chimiothérapie, l’emtansine , inhibiteur des microtubules . Le complexe (…)
Abonnés | 07/02/2013 (1907 mots)
http://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/cancerologie/la-recherche-anticancereuse-tous-azimuts
Dans le cancer du sein avancé HER2, l’anticorps T-DM1 monoclonal est associé à une chimiothérapie, l’emtansine, inhibiteur des microtubules.
Les microtubules se situent dans les néphrons du rein et participent à la filtration du sang. Pourquoi les inhiber à ce point-là en direction de la dialyse soins palliatifs ?
Un grand pas vers les vaccins contre les cancers muqueux
14/02/2013
Après les récents succès expérimentaux des vaccins thérapeutiques contre le mélanome et le cancer de la prostate, des vaccins sont maintenant aussi développés pour traiter des tumeurs muqueuses. Des chercheurs français montrent chez la souris l’importance du mode d’administration de ces vaccins pour assurer leur efficacité. Ainsi, pour traiter des cancers muqueux comme les cancers du poumon ou de la sphère ORL, le vaccin doit être administré par voie nasale (voie muqueuse) ; le même vaccin administré par voie conventionnelle (intramusculaire) est inefficace.
« Les vaccins contre le cancer ont connu des progrès récents importants avec la démonstration de l’efficacité d’un vaccin (thérapeutique, NDLR) dans les cancers de la prostate et sa commercialisation (sipuleucel). Devant ces succès, de nombreux essais cliniques ont été développés pour traiter par vaccins différents types de cancers dont des cancers associés aux muqueuses (cancer du poumon, cancer ORL, cancers génitaux, cancer du côlon…). Tous ces vaccins sont administrés par des voies conventionnelles (intramusculaire, sous-cutanée, intradermique…) », explique au « Quotidien » le Pr Eric Tartour (INSERM, Faculté de médecine Paris-Descartes et hôpital Européen Georges-Pompidou) qui a dirigé l’étude publiée dans « Science Translational Medicine ».
Modèle orthotopique
La plupart des vaccins développés contre les cancers muqueux ont été évalués en phase préclinique contre des tumeurs sous-cutanées (et non pas muqueuses) chez la souris. Or les résultats prometteurs chez l’animal ont été suivis d’un échec chez les patients cancéreux.
Sandoval, Tartour et coll. ont donc développé des modèles murins orthotopiques de cancer ORL (greffe de cellules tumorales humaines exprimant l’HPV16 dans la sous-muqueuse de la langue des souris) et de cancer des poumons (greffe de cellules tumorales humaines dans le poumon des souris). Et ils ont comparé, dans ces meilleurs modèles, l’efficacité de la vaccination par voie muqueuse (intranasale) ou par voie systémique (intramusculaire).
Survie : 90 à 100 %
Les résultats montrent clairement, aussi bien dans le contexte préventif que thérapeutique, l’efficacité du vaccin administré par voie nasale, avec inhibition de la croissance tumorale et survie de 90 à 100 % des souris, tandis que le vaccin administré par voie intramusculaire est inefficace.
« La voie intranasale programme les cellules du système immunitaire (lymphocytes T) de façon à ce qu’elles migrent vers les sites tumoraux pulmonaires ou ORL, tandis que la voie intramusculaire ne favorise pas la migration des lymphocytes vers les sites muqueux », précise le Pr Tartour.
Migration vers les sites muqueux
« Nous avons montré que la voie nasale augmente l’expression de molécules d’adressage (CD49a) sur ces lymphocytes, expliquant la migration de ces cellules immunitaires sur les sites pulmonaires et ORL muqueux. Cette molécule CD49a est aussi présente sur les lymphocytes présents dans les tumeurs du poumon et ORL humaines, suggérant que ces résultats pourraient être extrapolés à l’homme. Nos résultats devraient conduire à changer les modes d’administration de ces vaccins pour augmenter leur efficacité dans les tumeurs muqueuses, en privilégiant une voie muqueuse d’immunisation au dépend des voies classiques d’immunisation (exemple : voie intranasale pour le traitement des tumeurs pulmonaires ou ORL…). »
Voies nasale, orale, sublinguale…
« La prochaine étape sera de valider ces résultats par une étude clinique chez l’homme comparant l’efficacité d’un vaccin anti-cancer administré par voie nasale ou intramusculaire. » L’équipe envisage aussi d’évaluer l’efficacité de différentes voies muqueuses d’administration (voie nasale, voie orale, voie sublinguale…) dans des essais cliniques chez l’homme. Un autre objectif sera de généraliser ce résultat à d’autres types de cancers muqueux, comme les cancers génitaux et les cancers colorectaux.
› Dr VÉRONIQUE NGUYEN
Science Translational Medicine, Sandoval et coll., 13 février 2013
On n’a jamais greffé des cellules tumorales humaines sous la langue de souris afin d’y faire apparaître l’HPV16.
Hémopathies malignes
Des cibles de choix pour les patients en rechute
L’oncohématologie est une discipline en mouvement permanent. De nouvelles cibles moléculaires sont identifiées et permettent de proposer de nouvelles options thérapeutiques pour des patients en impasse thérapeutique.
L’ANTIGÈNE CD30 + appartient à la superfamille des récepteurs du TNF. Il est normalement exprimé à la surface des cellules des lymphocytes T ou B activés et est très hautement surexprimé par les cellules des lymphomes de Hodgkin (LH) et des cellules des lymphomes anaplasiques à grandes cellules (LAGC (…)
Abonnés | 07/02/2013 (1134 mots)
L’antigène CD30 est très hautement surexprimé par les cellules tumorales dans les cancers du sang (leucémies).
La leucémie consiste en une augmentation pathologique de la proportion de globules blancs dans le sang suite à une perturbation de leur formation au sein de la moelle épinière. Il n’y a pas exactement de tumeur physique ni il n’est question de la lymphe.
En 2015, le cancer du poumon devancera celui du sein chez les Européennes
14/02/2013
Le cancer du poumon devrait supplanter le cancer du sein et devenir le cancer le plus meurtrier chez les femmes européennes d’ici à 2015, selon une étude publiée par la revue britannique Annals of Oncology. Le nombre total des décès par cancer devrait continuer à augmenter et passer de 1,23 million de décès en 2009 à 1,31 million de décès estimés en 2013 (737 000 hommes et 576 000 femmes).
Ces résultats correspondent à un taux de mortalité par cancer de 140/100 000 chez les hommes et de 85/100 000 chez les femmes, soit une baisse de 6 % chez les hommes et 4 % chez les femmes entre 2009 et 2013. Mais alors que le taux de mortalité du cancer du poumon devrait diminuer de 6 % chez l’homme en 2013 par rapport à 2009, il devrait augmenter de 7 % chez la femme au cours de la même période. Le cancer du poumon reste la principale cause de décès par cancer chez l’homme, avec près de 187 000 décès attendus cette année contre 183 700 en 2009, selon les extrapolations réalisées à partir de données fournies par les 27 pays de l’Union européenne.
Le triste record de la Pologne
Le cancer du sein devrait rester cette année encore la principale cause de décès par cancer chez la femme, avec 88 800 décès attendus contre 89 400 en 2009. Mais le cancer du poumon « devrait devenir la première cause de décès par cancer chez la femme dès 2015 », estime Carlo la Vecchia, l’un des co-auteurs de l’étude qui est aussi professeur d’épidémiologie à l’Université de Milan. Le taux pourrait toutefois rebaisser après 2020 en raison d’une diminution du tabagisme féminin en Europe ces dernières années. Le cancer du poumon a déjà supplanté celui du sein parmi les cancers les plus meurtriers chez la femme en Pologne et au Royaume-Uni. En comparant les six pays les plus peuplés, l’étude montre que les hommes sont les mieux lotis au Royaume-Uni (avec un taux de mortalité par cancer inférieur de 10 % à la moyenne européenne), tandis que l’Espagne enregistre le taux de mortalité le plus bas chez les femmes (20 % de moins que dans le reste de l’Europe). La Pologne est en revanche le pays qui a le taux de mortalité par cancer le plus élevé dans les deux sexes.
› STÉPHANIE HASENDAHL
La Pologne est le pays qui a le plus fort taux de mortalité par cancer.
Le cancer du sein fait 88 000 mortes par an en Pologne, puis X mortes par an en Angleterre (les deux pays chez qui le cancer du sein est le plus meurtrier chez la femme).
Argenteuil : lobectomie pulmonaire thoracoscopique sous 3D
Le centre hospitalier d’Argenteuil l’annonce comme une première européenne : une lobectomie pulmonaire thoracoscopique sous 3D a été réalisée dans cet hôpital qui s’est récemment doté de cette technologie 3D d’image « moderne et innovante ». Outre cette première (…)
Abonnés | 15/02/2013 (222 mots)
Pour les femmes qui fument : aucune lobectomie n’a jamais été réalisée car il faudrait découper la cage thoracique à la scie comme sur la photo qui suit.