Neurologie - Crises hystériques "à la Charcot"

Publié le par SanteFemme

PSEUDO-CRISES EPILEPTIQUES (CRISES HYSTERIQUES « A LA CHARCOT »)

Elles peuvent mimer une CGTC, mais en diffèrent souvent point par point :

-début progressif

-durée beaucoup plus importante (non rarement plusieurs heures ; pseudo-état de mal, ou pseudo status épileptique, représentant au moins la moitié des états de mal supposés)

-absence de véritable perte de connaissance (souvent difficile à affirmer)

-mouvements des membres anarchiques, corps arc-bouté (opisthotonos), mouvements du bassin, hurlements : c’est une caricature théâtrale de l’acte sexuel. Il y a presque toujours un « public » (conjoint, parents)

-résistance à l’ouverture des yeux, évitement, par la patiente, de son membre supérieur lorsque l’examinateur le place au-dessus de son visage et le lâche

-absence de blessure (ou minime) et de perte d’urines (sauf exception).

Il s’agit souvent d’une femme, au passé psychiatrique, avec de multiples hospitalisations et une histoire d’abus sexuels dans l’enfance. On retrouve souvent un conflit familial ou conjugal. Les bénéfices secondaires sont habituellement parents.

Le diagnostic permet d’éviter les actes invasifs (intubation, etc.) et les examens complémentaires itératifs. La prise en charge, psychiatrique, est particulièrement difficile.

Le diagnostic peut être très problématique lorsque ces pseudo-crises alternent avec d’authentiques CGTC (c’est « l’hystéro-épilepsie » de Charcot), habituellement dans le cadre d’une épilepsie pharmaco-résistante. Le recours à la vidéo EEG peut s’avérer très utile.

http://sante.secourisme.over-blog.org/article-epilepsie-109759455.html

http://sante.secourisme.over-blog.org/article-neurologie---crise-d-epilepsie-generalisee-111030619.html

  

 

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