De l'Ulipristal aux fibromes

Publié le par SanteFemme

L'ulipristal acétate est utilisé comme modulateur sélectif des récepteurs à la progestérone dans le contraceptif d'urgence Ellaone (*). Les récepteurs à la progestérone sont situés dans la muqueuse utérine.

L'acétate d'ulipristal est également utilisé dans le traitement des fibromes utérins (**) symptomatiques afin de réduire les saignements (5 ou 10 mg/j).

Les oestrogènes sécrétés par l'ovaire permettent le développement de l'endomètre pendant la première partie du cycle et la progestérone sécrétée par l'ovaire maintient cet endomètre à une épaisseur d'environ 5 mm avec développement de son irrigation sanguine ainsi que de la dentelle endométriale jusqu'à désquamation par chute des taux d'estrogènes et de progestérone ensemble juste avant les règles (***). 

Les fibromes sont une transformation (tumeur bénigne) de la paroi utérine intérieure ou extérieure par développement de substance supplémentaire: soit pédiculée très développée, soit sous-muqueuse intérieure au tissu, soit légèrement extériorisée à la surface de cette muqueuse ou paroi, pour tous les fibromes à l'intérieur ou à l'extérieur de l'utérus. Il s'agit probablement d'un excès vraiment excessif de développement de la muqueuse intérieure ou de la paroi extérieure de l'utérus causé par un excès d'oestrogènes puis de progestérone dans tout le corps. Evidemment cet excès de développement de la paroi utérine tous les mois aboutit à un saignement précoce dans le cycle ou excessif en quantité, comme le développement permanent de la muqueuse par la présence permanente d'oestrogènes et de progestérone tout au long du cycle et en permanence dans le corps aboutit à une désquamation puis un renouvellement permanents (****). C'est pourquoi certains fibromes sont symptomatiques (ménorragies); en fait ces fibromes sont peut-être plutôt accompagnés de ménorragies, et peut-être à la fois fibromes et ménorragies sont les symptômes d'un excès d'oestrogènes et de progestérone dans le corps. L'utérus à la fois saigne et présente des surdéveloppements prolifératifs pathologiques (comme dans l'endométriose), sous l'action des oestrogènes et de la progestérone. Il semble que cet excès permanent d'oestrogènes et de progestérone dans le corps soit causé par une contraception (éventuellement non-stop (*****)) qui ajoute des hormones en quantité permanente dans le corps en plus de la quantité naturelle du cycle naturel qui n'est pas toujours intégralement supprimé.

Comment un fibrome peut-il causer un saignement ?

III.ETIOLOGIES DES HEMORRAGIES GENITALES HAUTES ORGANIQUES (******)

Plusieurs types de pathologies peuvent être responsables de ménométrorragies.

A.PATHOLOGIES DE L’ENDOMETRE

Les pathologies de l’endomètre sont :

-les pathologies endométriales qui constituent l’essentiel des étiologies des ménométrorragies

-les polypes endométriaux

-les hémorragies qui sont classiquement capricieuses

-les hyperplasies : les saignements peuvent être abondants et de sang rouge

-les atrophies : les saignements sont alors plutôt noirâtres et peu abondants

-le cancer de l’endomètre : les métrorragies post-ménopausiques constituent le signe révélateur majeur des cancers de l’endomètre

-les endométrites : quelques métrorragies peuvent venir compléter le tableau qui est dominé par le syndrome infectieux et les leucorrhées

-les synéchies : elles sont rarement la seule cause des saignements.

B.PATHOLOGIES DU MYOMETRE

Moins souvent en cause, les pathologies du myomètre sont volontiers associées à des pathologies de l'endomètre. Ce sont :

-les fibromes : les mécanismes par lequels les fibromes sont responsables de ménométrorragies ne sont pas univoques. Ils sont souvent associés à une hyperplasie de l’endomètre. Ils induisent également des troubles locaux de la crase sanguine. Les fibromes sous-muqueux sont la variété de fibromes principalement responsables de saignements par altération de l’endomètre et des mécanismes physiologiques des règles ;

-l’adénomyose : les hémorragies y sont capricieuses, volontiers associées à des algies pelviennes. Cette symptomatologie est volontiers rebelle aux tentatives de traitement médical ;

-les sarcomes utérins : tumeur rare développée aux dépens de l’endomètre, du myomètre (léiomyosarcome) ou de tous constituants de l’utérus, le sarcome peut être à l’origine de saignements.

Existe-t-il des fibromes qui sécrètent des oestrogènes ou de la progestérone causant un développement, une conservation puis une désquamation de la muqueuse à son contact immédiat ?

Comment la présence d'un fibrome peut-elle augmenter un saignement éventuellement antérieurement causé par l'excès d'oestrogènes et/ou de progestérone ?

Dans le cas où le saignement n'est pas du tout en lien avec le fibrome:

Pour réduire ces saignements, il faut rétablir une sécrétion régulière non excessive d'oestrogènes et de progestérone par les ovaires. Soit les ovaires sont surstimulés par une hormone hypophysaire en excès, soit les ovaires dysfonctionnent et sécrètent trop d'oestrogènes et de progestérone alors qu'ils ne sont pas excessivement stimulés. Il ne faut pas annuler la production d'hormones ovariennes en modifiant la quantité d'hormone hypophysaire dans le sang afin d'obtenir une réponse nulle ou diminuée des ovaires. En cas de surstimulation par un excès d'hormone hypophysaire, il faut rétablir un bon fonctionnement de l'hypophyse.

Il faut rétablir le bon fonctionnement des organes et non pas faire disparaître les symptômes.

(*)Depuis 2009, un deuxième contraceptif hormonal d’urgence est disponible, Ellaone :

-le principe actif est l’ulipristal acétate (1 cp blanc dosé à 30 mg) appartenant à la famille pharmacologique des modulateurs sélectifs des récepteurs à la progestérone

-ce médicament n’est délivré que sur ordonnance et n’est pas remboursé à l’heure actuelle

-Ellaone doit être pris dans les 5 j qui suivent un rapport non protégé ou en cas d’échec d’une méthode contraceptive (comme une rupture du préservatif pendant le rapport)

-la tolérance est bonne (douleurs abdominales et troubles de la menstruation)

-l’efficacité (supérieure à celle du Norlevo) est de plus de 97% jusqu’au 5è j.

http://santefemme.over-blog.org/article-contraception-114170131.html

Le modulateur sélectif des récepteurs à la progestérone diminue l'action de la progestérone que la muqueuse utérine empêchant sa conservation permettant la fixation de l'ovule fécondé, puis sa transformation en une "dentelle endométriale".

(**)Zoom sur 2012

Ulipristal dans les fibromes utérins    

L’acétate d’ulpristal a démontré son efficacité pour le traitement des fibromes utérins symptomatiques dans un essai multicentrique de phase III (1), en double aveugle contre placebo (PEARL I). Une réduction du saignement à la semaine 13 de traitement a été constatée chez 91 % des femmes recevant 5 mg/j d’ulipristal et 92 % de celles traitées à la dose de 10 mg/j (…)

Abonnés | 13/12/2012 (389 mots)

http://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/gynecologie-obstetrique/zoom-sur-2012

Traitement médical des fibromes utérins

Un contrôle rapide par voie orale

L’acétate d’ulipristal a fait la preuve de son efficacité dans le traitement des fibromes utérins symptomatiques : il contrôle les saignements utérins chez plus de 90 % des patientes, réduit significativement leur volume et cette réduction se maintient plus de 6 mois après l’arrêt du traitement.

L’ACÉTATE D’ULIPRISTAL est un modulateur sélectif des récepteurs de la progestérone, actif par voie orale dont l’efficacité a été rapportée dans deux études cliniques de phase III publiées en février 2012 dans le New England Journal of Medicine : PEARL I (1) et PEARL II (2). Ces études ont été menées chez des patientes âgées de 18 à 50 ans souffrant de fibromes symptomatiques avec d’importants saignements (…)

Abonnés | 22/10/2012 (542 mots)

http://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/gynecologie-obstetrique/un-controle-rapide-par-voie-orale

En traitement des fibromes utérins le modulateur sélectif des récepteurs à la progestérone diminue l'action de la progestérone sur la muqueuse utérine empêchant sa conservation racine d'un fibrome pédiculé intériorisé ou sa transformation en une dentelle endométriale réduisant le développement de la tumeur bénigne (fibrome muqueux) utérine. Le médicament diminue peut-être l'hémorragie (la progestérone n'est pas fixée par la muqueuse qui ne se conserve pas et ne se transforme pas en dentelle). Si le médicament ne fait que diminuer l'hémorragie symptôme du fibrome symptômatique on ne s'attaque pas du tout au mal (fibrome) source du symptôme.

(***)

http://santefemme.over-blog.org/article-endocrinologie-gynecologique-113645748.html 

(****)

http://santefemme.over-blog.org/article-contraception-114170131.html

(*****)

http://santefemme.over-blog.org/article-endocrinologie-gynecologique-113181477.html

(******)

http://santefemme.over-blog.org/article-hemorragies-genitales-chez-la-femme-114450396.html 

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Publié dans Thérapeutique

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