Violences sexuelles

Publié le par SanteFemme

L'essentiel sur les violences sexuelles

Encore taboues, les violences sexuelles sont trop souvent passées sous silence. Quelles sont les définitions de ces violences ? Quelle est leur ampleur ? Doctissimo vous révèle les principales définitions ainsi que des chiffres sur ce problème.

 

Définir les violences sexuelles
L'inceste
Le viol
L'enfer tabou des mariages forcés
Les tournantes
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Définir les violences sexuelles

Encore taboues, les violences sexuelles sont trop souvent passées sous silence. Quelles sont les définitions de ces violences ? Quelle est leur ampleur ? Doctissimo vous révèle les principales définitions ainsi que des chiffres sur ce problème.

Viol, harcèlement, exhibitionnisme. les agressions sexuelles sont malheureusement très répandues.

Les violences sexuelles en chiffres

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : on estime qu'une femme sur 10 a subi une agression sexuelle au cours de sa vie (chiffre INSEE - 2000) et que sur les 230 000 viols ou tentatives de viol recensés chaque année, 90 % des victimes ne portent pas plainte (chiffres Observatoire National de la Délinquance - 2007).

Les violences sexuelles n'arrivent donc pas qu'aux autres et il est bon de connaître les actes qui entrent dans cette définition pour pouvoir réagir au mieux.

Les différentes violences sexuelles

Ainsi, l'article 222-22 du Code Pénal définit comme agression sexuelle "toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise".

Parmi ces violences sexuelles, il est possible de distinguer :

  • Le viol : acte sexuel incluant une pénétration (vaginale, anale ou orale), imposé par la contrainte physique ou psychologique. Il peut s'agir d'une pénétration d'un objet quelconque dans un orifice sexuel, ou d'une pénétration d'un objet sexuel dans un orifice quelconque. ("Tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature que ce soit commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol" - Article 222-23 du Code Pénal) ;
  • Les agressions sexuelles (autres que le viol) : Il s'agit alors selon le code pénal d'acte, attouchements illicites ou impudiques exercés avec ou sans violence sur une personne non consentante ou ne pouvant y consentir en public ou non et susceptibles d'offenser la pudeur de cette personne" ;
  • L'inceste : relation sexuelle entre membres d'une même famille. Il peut s'agir d'une relation entre un adulte majeur et un mineur de moins 15 ans ou entre une personne, majeure ou non, et un mineur sur lequel elle possède une autorité. Ainsi, si les relations sexuelles entre majeurs consentants d'une même famille ne constituent en aucun cas une infraction, le mariage entre parents proches est pour sa part prohibé (ainsi, sera interdit le mariage entre frère et soeur, parent et enfant, oncle/tante et nièce/neveu). A noter que le Code Pénal ne reconnaît pas l'inceste en tant que tel mais en fait une circonstance aggravante dans le cadre d'actes sexuels effectués sur un mineur ;
  • Le harcèlement sexuel : qui repose sur la soumission dans le cadre de rapports hiérarchiques et/ou de dépendance. ("Le fait de harceler autrui dans le but d'obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende" - Article 222-33 du Code Pénal) ;
  • L'exhibition sexuelle : acte qui consiste à dévoiler en public ses parties intimes ou des actes sexuels (l'exhibition sexuelle "imposée à la vue d'autrui dans un lieu accessible au regard du public est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende" - article 222-32 du Code Pénal) ;
  • Le proxénétisme : qui consiste à aider, assister, protéger ou tirer profit de la prostitution d'autrui. ("Le proxénétisme est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 150 000 euros d'amende" - Article 225-5 du Code Pénal).

Aurélie Barthly  

L'inceste

On sait que nombre d'agressions sexuelles se font dans le cadre même de la famille. A ce titre, les incestes, dont on connaît mal l'ampleur, sont sévèrement punis par la loi. Grâce à quelques conseils, Doctissimo aide les victimes à réagir.

 

L'inceste recouvre les relations sexuelles entre membres d'une même famille.

Une agression sexuelle aux conséquences multiples

Selon le dictionnaire de l'Académie Française, Inceste vient du latin incestum, " souillure, adultère ". Il qualifie une " relation sexuelle entre deux personnes qui sont parentes ou alliées à un degré qui entraîne la prohibition du mariage par les lois civiles ou religieuses ".

Au regard de la loi, il constitue une circonstance aggravante, du fait qu'une agression sexuelle, une atteinte sexuelle ou un viol sur un mineur soit commis par un parent ou tuteur.

Les conséquences sont alors nombreuses et dramatiques pour la victime : troubles dans les relations sociales, problèmes d'ordre sexuel, désordres alimentaires, délinquance, fugues, difficultés à l'école, prise de drogue, alcoolisme, risque accru de faire une tentative de suicide, automutilation, etc.

Réaffirmer que l'inceste est un crime

Selon l'Association Internationale des Victimes de l'Inceste :

  • 80 % des victimes sont de sexe féminin ;
  • 45 % des violences concernent des enfants de moins de 9 ans ;
  • Dans 70 à 85 % des cas, l'agresseur est connu de la victime ;
  • 30 % des auteurs auraient été victimes de violences sexuelles dans leur enfance ;
  • 50 % des anorexiques et 75 % des boulimiques ont subi des violences sexuelles.

Comme dans le cas du viol, un certain nombre de mythes tendent à déculpabiliser l'agresseur et à responsabiliser l'enfant ou l'adolescent victime d'inceste. Ainsi, on parle parfois de pulsion maladive, de perte de contrôle, de l'influence de l'alcool, de difficultés sexuelles au sein du couple, voire même d'un enfant ayant provoqué l'agression ou l'ayant appréciée. Pourtant, rien ne saurait excuser l'agresseur. L'enfant ou l'adolescent ayant subi les violences ressent souvent une honte et une douleur psychologique si fortes qu'il est impossible pour lui de réagir. Ceci est d'autant plus vrai lorsque l'agresseur possède un fort ascendant et un lien d'autorité sur sa victime.

Réagir face à l'inceste

On imagine aisément qu'il est difficile pour l'enfant ou l'adolescent de parler de ses souffrances et la victime traverse souvent une phase de déni la conduisant à effacer de sa mémoire les violences subies. C'est alors un événement survenu au cours de sa vie d'adulte qui ravivera les souvenirs enfouis. Parfois, c'est la peur de la récidive sur un autre enfant qui décidera la victime à parler.

Le délai de prescription a été rallongé en 2003 de 10 ans, ce qui signifie que la victime dispose de 20 ans (au lieu de 10 ans auparavant) à partir de sa majorité pour mener une action en justice et voir son agresseur condamné.

Alors que faire en cas d'inceste ? Deux possibilités :

  • Vous êtes vous-même victime : vous pouvez composer le 119, un numéro national mis en place pour l'enfance maltraitée.
  • Un enfant/adolescent vous a fait part des violences sexuelles dont il est victime : sachez que la loi vous impose de le signaler (article 223-6 du Code Pénal). Il a sans doute été très difficile pour lui d'exprimer sa souffrance et il est ainsi très important qu'un adulte lui vienne en aide. Vous pouvez pour cela contacter l'aide sociale à l'enfance ou composer vous-même le 119 pour obtenir plus de renseignements sur la marche à suivre. Dans tous les cas, n'essayez pas de confronter l'agresseur et gardez votre calme, car il en va de la sécurité de l'enfant concerné.

Aurélie Barthly

Association Internationale des Victimes de l'Inceste :
Site internet : http://www.aivi.org

Allo Enfance en danger : 119 ou 0800 05 41 41 (24h/24, appel gratuit)
Site internet : http://www.allo119.gouv.fr/  

Le viol

Parmi les crimes sexuels, le viol est certainement le plus traumatisant. Très sévèrement puni, le viol reste malheureusement très fréquent. Doctissimo vous aide à réagir en cas d'agressions.

 

Un viol se définit, rappelons-le, comme un acte sexuel incluant une pénétration (vaginale, anale ou orale), imposé par la contrainte physique ou psychologique.

Un traumatisme important

Très sévèrement réprimé par la loi, il a été, selon le Ministère de l'Intérieur, au centre de 4 412 affaires en 2005, soit une agression toutes les deux heures.

Et les conséquences post-traumatiques sont nombreuses pour les victimes : angoisse, insomnies, dépression, troubles sexuels, cauchemars, perte de confiance en soi, troubles de l'alimentation, difficultés de concentration, sentiment de honte, de culpabilité, peur de sortir de chez soi, peur d'être seule, etc.

Les victimes développent ainsi couramment ce qu'on appelle un stress post-traumatique lié à l'agression subie. Il est donc nécessaire pour elles de bénéficier d'un soutien psychologique efficace.

Viol : ne pas avoir peur de porter plainte

Et si seulement 10 % des victimes décident de s'adresser à la Justice et de porter plainte, c'est sûrement parce que de nombreuses idées reçues perdurent. Face aux menaces de leur agresseur et au sentiment de culpabilité qui accable souvent les victimes de viol, il n'est en effet pas toujours facile d'en parler. Ainsi, il convient de rappeler que la victime ne peut en aucun cas être accusée d'avoir « cherché » l'agression. Quelle que soit l'attitude ou la tenue vestimentaire, rien ne saurait justifier un rapport sexuel effectué sous la contrainte.

De même, nombreuses sont les victimes qui craignent les répercussions sur leur vie personnelle et professionnelle ; aussi est-il nécessaire de rappeler que le viol est un crime et qu'il sera considéré comme tel par les forces de police et le tribunal en charge de l'affaire.

Savoir réagir suite à un viol

Il est souvent difficile pour les victimes de parler de leur agression, mais se rendre à une consultation médicale d'urgence très rapidement après les faits est le meilleur moyen d'obtenir des informations détaillées et un certificat qui sera très utile pour la suite de l'enquête. Le médecin pratiquera un examen gynécologique afin de repérer d'éventuelles lésions et d'effectuer, si possible, un prélèvement de sperme. Il pourra également prescrire une contraception d'urgence ainsi qu'un traitement contre les maladies sexuellement transmissibles (MST) si le préservatif n'a pas été utilisé.

Si vous avez été victime d'un viol, n'attendez pas pour réagir ! N'hésitez pas à appeler ces numéros d'urgence et à contacter les associations spécialisées dans la prise en charge des victimes de violences sexuelles :

Aurélie Barthly

Viols Femmes Informations :
Tél. : 0800 05 95 95 (appel gratuit)
Site internet : www.cfcv.asso.fr

Associations contre les violences faites aux femmes au travail :
Tél. : 01 45 84 24 24
Site internet : http://www.avft.org/

Liste des permanences d'accueil pour les femmes victimes de violences :
Site internet :
http://www.femmes-egalite.gouv.fr/infos_pratiques/les_contacts_utiles/permanences/index.htm

Guide « Les droits des victimes » édité par le Ministère de la Justice :
http://www.justice.gouv.fr/art_pix/1_guide_victimes20070206.pdf

L'enfer tabou des mariages forcés

L’augmentation de l’âge légal du mariage des femmes adoptée par le Sénat met sous le feu des projecteurs un phénomène méconnu : les mariages forcés. Pas moins de 70 000 jeunes filles seraient concernées par ces unions en France. Pour en savoir plus, nous avons interrogé Christine Jama, directrice et juriste de l’association "Voix de femmes".

Doctissimo : Quelle est la mission de votre association ?

Christine Jama : Sensibiliser, informer sur les mariages forcés et soutenir les victimes dans leurs démarches. Nous traitons en moyenne 150 à 200 situations par an. Les jeunes filles victimes de ces mariages forcées nous contactent directement ou via un professionnel de terrain : infirmière scolaire, assistante sociale scolaire, éducateur, assistante sociale de quartier… La moitié des femmes qui nous contactent sont déjà mariées depuis plusieurs années. La très grande majorité de ces femmes ont subi d’importantes violences conjugales et la totalité de ces victimes des viols répétés.

Doctissimo : A-t-on une idée de l’ampleur de ce problème au niveau national ?

Christine Jama : Selon les chiffres du Haut conseil à l’intégration en France, 70 000 jeunes filles sont victimes de mariages forcés. Mais cette situation est par nature très difficile à cerner. L’union est contractée par pression familiale avec des menaces de reniement, des chantages et des intimidations. Le non-consentement de la jeune fille n’est pas respecté au nom de tradition ancestrale. Dans une moindre échelle, les garçons peuvent également être victimes de ces pratiques. Mais pour ces hommes issus du Cambodge, de l’Inde ou du Pakistan principalement, la souffrance est la même.

Doctissimo : Le mariage forcé est une des violences exercées à l’encontre des jeunes filles issues de l’immigration. Certaines religions ou certains pays sont-ils plus concernés que d’autres ?

Christine Jama : Mali, Sénégal, Turquie, Maghreb… les jeunes femmes ont toutes été victimes de tradition ancestrales et non d’une religion. C’est une violence universelle dénoncée tant par Molière dans l’Ecole des femmes que par l’islam qui, il faut le souligner, interdit même le mariage forcé, mais bien souvent les coutumes sont un étrange cocktail entre des attachements culturels et religieux. Autre stéréotype : toutes les filles ne sont pas uniquement issues de l’immigration et de banlieue, nous avons ainsi été contactés par des filles de diplomate et même une jeune fille bretonne, que le père voulait marier à un cousin pour ne pas voir leurs terres sortir de la famille…

Par ces pratiques, les parents peuvent chercher à garder un lien avec leur culture, leur milieu d’origine et/ou à précipiter la régularisation d’une situation jugée anormale ou fautive (petit ami non conforme…). Et lorsque l’on demande aux parents d’y renoncer, la plupart le vivent comme une stigmatisation incompréhensible tant ils sont persuadés d’oeuvrer pour le bien de leur fille.

Doctissimo : Comment aider ces femmes dont certaines sont mariées de force à l’étranger ?

Christine Jama : Il est toujours temps d’agir, même après le mariage. Si ce dernier est prononcé en France ou à l’étranger, la loi française protège les victimes et en cas de non-consentement, le mariage peut être annulé après saisie du parquet.

Concrètement, si la fille est mineure, nous procédons à un signalement à l’aide sociale à l’enfance et au procureur. Si elle est majeure, d’autres mesures de protection peuvent être utilisées, comme le contrat jeune-majeur. Cette disposition permet une prise en charge en terme d’hébergement et d’écoute des jeunes filles de moins de 21 ans. Souvent, les jeunes filles n’ont d’autre choix que rompre même provisoirement avec leur famille pour éviter des violences voire un aller simple "au pays"…

Les mariages forcés à l’étranger ne sont pas les seuls cas de figure. Les mariages coutumiers ou traditionnels peuvent être réalisés en France, avant qu’un mariage officiel n’intervienne dès l’âge légal.

Doctissimo : A ce propos, l’augmentation de l’âge légal du mariage de 15 à 18 ans pour les filles discutée au Sénat et bientôt à l’Assemblée nationale peut-elle apporter un élément de réponse ?

Christine Jama : Cette décision va dans le bon sens, même si l’on peut considérer que la France est juste sur le point de rattraper son retard par rapport au droit européen et international. Mais la lutte contre les mariages forcés ne saurait uniquement passer par leur judiciarisation. Il faut également plus de moyens pour la sensibilisation, l’écoute, la formation, l’accueil et le suivi de ces femmes.

Doctissimo : Actuellement, comment se déroule l’accueil de ces femmes ?

Christine Jama : Face à des situations d’urgence et de profondes détresses, les structures sont rares et souvent inadaptées. Vivant une grave rupture avec sa famille, souvent à la suite de violences conjugales voire d’abus sexuels, les femmes peuvent se retrouver placées dans des hôtels sociaux, qui accueillent également des toxicomanes, des prostitués et d’autres cas difficiles. Rejetée par leurs familles, sans ressources, certaines doivent également subir d’autres discriminations avec les difficultés que cela suppose pour trouver un emploi, un logement… La transition est parfois telle, que certaines retournent dans leur famille...

Doctissimo : Comment éviter ces multiples traumatismes et discriminations ?

Christine Jama : Il faut améliorer la sensibilisation, l’information, la formation des interlocuteurs de terrain et l’accueil. Nous intervenons ainsi en milieu scolaire ou dans ces centres sociaux. Dernièrement, nous avons réalisé un court métrage "l’été de Noura" qui permet de libérer plus facilement la parole. Un ouvrage de sensibilisation est en cours de réalisation. Plusieurs autres associations font un travail remarquable : Gams, Elélé, Afavo, Afef… Mais une fois la parole libérée, le discours "Tu as 18 ans, libère-toi, tu es en France dans le pays des droits de l’homme" doit être relayé par des aides concrètes et donc par une volonté politique et des moyens financiers.

Liste des associations d'aide

Voix de femmes
Maison de quartier des Linandes
Place des Linandes Beiges 000 Cergy
Tél. : 01 30 31 55 76 (du mardi au jeudi)
Email : voixdefemmes@wanadoo.fr

AFAVO
8, chemin de la surprise
95 800 Cergy Saint Christophe
Tél. : 01 30 32 41 28
Email : afavo@aol.com

GAMS
Groupe femmes pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles et autres pratiques affectant la santé des femmes et des enfants
66, rue Grands Champs
75020 PARISTél. : 01 43 48 10 87
Site internet : http://perso.wanadoo.fr/..associationgams/index.html

Association ELELE Migrations et cultures de Turquie
20 rue de la Pierre Levée
75011 Paris
Tél. : 01 43 57 76 28
Email : contact@elele.info
Site internet : http://www.elele.info/

Voix d'elles rebelles
Cité Gabriel Péri
1, Place Lautréamont
93200 Saint-Denis
Tél/Fax : 01 48 22 93 29 (de 10h à 19h)
Email : info@voixdelles.org
Site internet : http://www.voixdelles.org/fr/

Association Fatoumata pour l'émancipation des femmes (AFEF)
163, rue de charenton
75 012 Paris
Tél. : 01 43 41 40 57
Email : afef@free.fr

Ni putes ni soumises
163, rue de charenton
75 012 Paris
Tél. : 01 53 46 63 00
Site internet : http://www.niputesnisoumises.com/
Email : infos@niputesnisoumises.com

Fédération nationale solidarité femmes
Violences conjugales-femme Info service
Tél. : 01 40 33 80 60

RAJFIR
Réseau pour l'autonomie juridique des femmes immigrées et réfugiées
Maison des femmes
163, rue Charenton, 75012 Paris
Tél. : 01 43 43 41 13
Email : maisonsdesfemmes@free.fr

Propos recueillis par David Bême, le 12 avril 2005

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