Contraception: les pilules 3G sur la sellette

Publié le par SanteFemme

Faut-il interdire les pilules de 3è génération ? Faut-il limiter leur prescription aux seuls gynécologues ?

Mylène Adam aura un mari, des enfants et une vie professionnelle.

Yaz,thrombophlébite, 24 ans
Méliane, groupe pharmaceutique Bayer: plainte Marion Larat 25 ans 65%

Les pilules de 3è génération contenant comme progestatif du dégostrel, gestodène ou dorgestimate ou de 4è génération contenant comme progestatif le drospirénone présentent un risque deux fois plus élevé de thrombose veineuse que les pilules de 2è génération contenant comme progestatif du norgestrel ou lévonorgestrel. L'ANSM recommande aux gynécologues de prescrire la 2è génération en première intention.

Le déremboursement des pilules de 3è génération doit intervenir immédiatement.

"Le risque de thrombose veineuse est « bien connu, rare, mais grave », rappelle l’ANSM. Sur un an, un tel accident est attendu chez 0,5 à 1 femme pour 10 000 femmes non utilisatrices de pilules, 2 femmes pour 10 000 utilisatrices de la 2e génération, et 3 à 4 pour 10 000 utilisatrices des 3e ou 4e générations. Le risque de thrombose veineuse est aussi de 6 cas pour 10 000 femmes au cours de la grossesse. Dans environ 2 % des cas, l’issue est fatale."

 

"L’ANSM recommande néanmoins le maintien de la pilule de 3e génération « chez les femmes utilisatrices depuis une longue période dans la mesure où aucun facteur de risque connu de thrombose n’a été identifié. »

Et de rappeler que toute prescription d’un contraceptif oral combiné doit être précédée d’une recherche de facteurs de risques, via un interrogatoire complet sur les antécédents médicaux personnels et familiaux, l’identification d’un tabagisme, un examen clinique pour dépister une hypertension artérielle, et un bilan lipidique et un dosage de glycémique. « Le rapport bénéfice/risque doit être évalué pour chaque patiente ».

En outre, l’agence préconise d’informer les femmes du risque de thrombose et d’effectuer un suivi clinique pour surveiller la tolérance."

Une méthode pour arrêter de fumer ici

HTA guérir ici

Bilan lipidique ici

dosage glycémie ici

Deux millions de femmes ont recours à ces pilules contraceptives [de 3è génération] faiblement dosées, mais soupçonnées de présenter un sur-risque thrombo-embolique sans qu’il y ait d’avantage démontré en termes de tolérance clinique par rapport aux autres générations.

Depuis la mise en place en 1985 de la base nationale de pharmacovigilance, à peine 567 déclarations d’événements indésirables graves ont été identifiées par l’ANSM pour l’ensemble des générations de pilules contraceptives. Des accidents thromboemboliques survenus dans 43 % des cas avec des pilules de deuxième génération, dans 43 % des cas également avec des pilules de troisième génération et dans 11 % des cas avec des pilules de quatrième génération. Au cours des 27 dernières années, le directeur général de l’agence, Dominique Maraninchi fait état de « 13 cas mortels » reliés à un accident thromboembolique artériel ou veineux chez des femmes sous pilules (1 cas sous pilule de première génération, 6 cas sous pilule de deuxième génération, 4 cas sous pilule de troisième génération et 2 cas sous pilule de quatrième génération). « Ces femmes avaient entre 16 et 42 ans et dans 90 % des cas, il y avait un facteur de risque associé », précise Dominique Maraninchi.

Article de David Bilhaut: http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/sante-publique/marisol-touraine-veut-restreindre-les-indications-des-pilules-3g

"La contraception n’est pas un acte banal. La contraception est une chose sérieuse qui est prescrite à la fois par les médecins généralistes et les gynécologues. Les uns et les autres sont particulièrement bien informés des risques de la pilule (de troisième génération) depuis maintenant plus de 10 ans." Dr Hamon de la FMF.

Article de David Bilhaut qui cherche à se protéger contre ses patientes: http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/sante-publique/pilule-3g-la-fmf-met-la-pression-sur-l-ansm-pour-l-obliger-clarifier-sa-pos

Le site du Dr Hamon de la Fédération des Médecins de France: http://www.fmfpro.com/

De son côté, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) qui alertait depuis 2001 sur le sur risque thromboembolique veineux des contraceptifs oestroprogestatifs de 3ème génération a une nouvelle fois recommandé aux médecins prescripteurs, afin de « minimiser » ce risque, de «privilégier» les contraceptifs oraux combinés (COC) de deuxième génération.

La ministre demande par ailleurs à l’ANSM, «que la pilule de 2e génération soit systématiquement privilégiée» en première intention, « sauf situations particulières », comme le prône déjà la Haute Autorité de santé.

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/sante-publique/pilules-de-3e-generation-la-plainte-d-une-patiente-precipite-le-derembourse

Un risque mineur d'infarctus sous pilule de 3è génération 

http://www.lequotidiendumedecin.fr/un-risque-mineur-dinfarctus-sous-pilule-de-3e-generation

Les jeunes médecins généralistes ont trop besoin d'avoir des patientes femmes. Il fallait devenir gynécologue, état qui ne sera bientôt réservé qu'aux seules femmes.

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/medicament/pilules-de-3e-generation-les-jeunes-fous-furieux-contre-l-agence-du-medicament

http://blog-snjmg.over-blog.com/article-pilules-de-3e-generation-a-quoi-sert-l-ansm-114031410.html

http://www.formindep.org/Contraception-de-3eme-generation.html

6. Conclusion et recommandations de la Commission

6.1. Service médical rendu

Les contraceptifs oraux de 3ème génération entrent dans le cadre d’un traitement à visée préventive. [préventive contre quoi ?]

Annexe 1 : liste des contraceptifs oraux de 3ème génération

- Spécialités à base de désogestrel/éthinylestradiol et leurs génériques :

CYCLEANE 20*

CYCLEANE 30*

MERCILON*

VARNOLINE*

VARNOLINE CONTINU*

MIRLETTE 30μg/150 μg*

MIRLETTE 20μg/150 μg*

- Spécialités à base de gestodène/éthinylestradiol et leurs génériques:

HARMONET*

MINESSE*

MINULET*

TRIMINULET*

MELIANE*

MELODIA*

MONEVA*

PHAEVA*

- Spécialités à base de norgestimate/éthinylestradiol :

CILEST*

TRICILEST

EFFIPREV*

TRIAFEMI

*spécialités vues en 2002 par la Commission

Annexe 2 : stratégie de recherche documentaire de la HAS

1. Sources d’information

Bases de données bibliographiques automatisées

Medline (National library of medicine, États-Unis);

Pascal (CNRS-INIST, France).

Autres sources

Cochrane Library (Grande-Bretagne) ;

National Guideline Clearinghouse (États-Unis);

HTA Database (International network of agencies for health technology assessment - INAHTA) ;

Sociétés savantes compétentes dans le domaine étudié ;

BDSP (Banque de données en santé publique, Rennes) ;

Internet : moteurs de recherche.

Conclusions de la Commission de la transparence (juil 2002 fév 2003)

· Efficacité contraceptive

Il n’y a pas de différence d’efficacité sur la prévention des grossesses entre les estroprogestatifs de 2ème et de 3ème génération.

· Tolérance et effets indésirables

- Le risque thromboembolique veineux relatif entre les estroprogestatifs de 3ème et de 2ème génération est compris entre 1,5 et 2.

- Il n’a pas été possible de conclure à une différence entre les estroprogestatifs de 3ème et de 2ème génération sur le risque de survenue d’une thrombose artérielle

En l’absence de données suffisantes, les contraceptifs estroprogestatifs de 3ème génération contenant moins de 30 μg d’éthinylestradiol ne peuvent être distingués des autres contraceptifs estroprogestatifs de 3ème génération.

Pour l’avis concernant la spécialité CILEST : le norgestimate est considéré en France comme un progestatif de 3ème génération. Faute de données suffisantes concernant ce progestatif, il ne peut être distingué des autres progestatifs de 3ème génération. De ce fait, les mises en garde concernant les contraceptifs estroprogestatifs contenant du norgestimate sont identiques à celles proposées pour les autres contraceptifs estroprogestatifs de 3ème génération, contenant du gestodène ou du désogestrel. ».

http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2008-11/reevaluation_des_contraceptifs_oraux_de_3eme_generation.pdf 

Les contraceptifs oraux concernés par cette réévaluation, dits de troisième génération, sont

les spécialités composées d’une des trois associations de principes actifs suivantes:

- désogestrel / éthinylestradiol,

- gestodène / éthinylestradiol,

- norgestimate / éthinylestradiol,

L’éthinyl estradiol étant aux doses de 15, 20, 30, 35 ou 40 microgrammes selon les

spécialités.

Cette évaluation concerne 53 spécialités de contraceptifs de 3è génération (46 en

réévaluation, cf tableau 1, et 7 en inscription, cf tableau 2).

Parmi les 50 spécialités de contraceptifs de 3ème génération actuellement commercialisées(ayant ou non demandé leur inscription pour le remboursement), seules 23 sont actuellement remboursables.

Spécialités pour lesquelles la Commission de la Transparence a rendu un avis en 2002 :

- Spécialités à base de désogestrel/éthinylestradiol et leurs génériques :

*CYCLEANE 20, CYCLEANE 30, MERCILON, VARNOLINE, VARNOLINE CONTINU,

MIRLETTE 30μg/150 μg, MIRLETTE 20μg/150 μg

- Spécialités à base de gestodène/éthinylestradiol et leurs génériques:

*HARMONET, MINESSE, MINULET, TRIMINULET, MELIANE, MELODIA, MONEVA,

PHAEVA

- Spécialité à base de norgestimate/éthinylestradiol :

*CILEST

Spécialité pour laquelle la Commission de la Transparence a rendu un avis en 2003 :

- Spécialité à base de norgestimate/éthinylestradiol : EFFIPREV.

http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2012-10/annexe_reevauation_c3g.pdf   

Contraceptifs oraux estroprogestatifs : préférez les «pilules» de 1re ou 2e génération - Fiche BUM

Date novembre 2012

L'essentiel Les contraceptifs oraux estroprogestatifs (COEP) sont parmi les moyens les plus efficaces (indice de Pearl < 1) pour la prévention des grossesses non désirées.

L’efficacité des différents types de COEP est du même ordre.

Tous les contraceptifs estroprogestatifs sont associés à une augmentation du risque d’accident thromboembolique artériel ou veineux. Avant leur prescription, il est indispensable de rechercher des facteurs de risque thromboembolique personnels ou familiaux. Chez les femmes ayant des facteurs de risque constituant une contre-indication, un autre mode de contraception devra être proposé.

Les COEP dits de 3e génération (C3G, contenant du désogestrel, du gestodène ou du norgestimate) exposent les femmes à un surrisque d’accident thromboembolique veineux par rapport aux COEP dits de 1re ou 2e génération (C1G ou C2G).

Aucune étude n’a démontré que les C3G apportaient un bénéfice supplémentaire par rapport aux C1G/C2G sur les effets indésirables comme l’acné, la prise de poids, les nausées, les mastodynies, la dysménorrhée, l’aménorrrhée et les méno-métrorragies.

Du fait de leur moindre risque thromboembolique veineux pour une efficacité comparable, la HAS considère que les contraceptifs oraux de 1re ou de 2e génération doivent être préférés à ceux de 3e génération.

http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1339216/contraceptifs-oraux-estroprogestatifs-preferez-les-pilules-de-1re-ou-2e-generation-fiche-bum

HAS

Contraceptifs oraux estroprogestatifs :préférez les « pilules » de 1re ou 2e génération

1. Quels sont les différences entre les « générations » de contraceptifs oraux estroprogestatifs ?

-Selon le progestatif utilisé, la plupart des COEP ont été divisés en trois classes ou « générations », appellation qui laisse entendre que les plus récents sont préférables aux précédents, sans que ce soit avéré. Ces trois « générations » (C1G, C2G et C3G) utilisent le même estrogène, l’éthinyl-estradiol (EE) à des doses variées, associé à un progestatif norstéroïdien (voir au verso les autres COEP). Cette classification ne préjuge en rien des avantages ou inconvénients d’une « génération » par rapport aux autres.

-Tous les C1G/C2G sont remboursables. En revanche, seuls certains C3G ont été inscrits au remboursement. Les laboratoires concernés n’ayant pas demandé le remboursement des autres COEP de cette classe (en italiques dans le tableau ci-dessous), ceux-ci ne sont pas remboursables.

Classe Estrogène Progestatif Spécialités
C1G EE (35 μg) Noréthistérone Triella®
C2G

EE (20, 30 ou 40 μg)

 

EE (50 μg)

Lévonorgestrel

             

 

Norgestrel

Adepal®, Amarance®, Daily Gé®, Evanecia®, Leeloo®, Lovavulo®, Ludeal Gé®, Minidril®, Optidril®, Optilova®, Pacilia®, Trinordiol®, Zikiale®

Stediril®

C3G

EE (20 ou 30 μg)

 

 

 

EE

(15, 20, 30 ou 40 μg)

 

 

 

 

 

EE(35 μg)

Désogestrel

 

 

 

 

Gestodène

 

 

 

 

 

 

 

Norgestimate

Desobel®,                               Cycleane®, Mercilon®, Varnoline®

Varnoline Continu®     

et EE/désogestrel Biogaran®

 

Carlin®, Efezial®                     Harmonet®, Meliane®, Melodia®,

et EE/gestodène Arrow®,        Minesse®, Minulet®, Moneva®,          

Biogaran®, Ranbaxy®,           Optinesse®, Phaeva®, Triminulet®

Ratiopharm®,                          et neuf génériques *           

Sandoz®, Winthrop®           

         

–                                              Cilest®, Effiprev®, Triafemi®,  

                                                Tricilest®

*: Edenelle®, Felixita®, Sylviane®, Perleane® et EE/gestodène Actavis®, Biogaran®, EG®, Teva®, Zydus®.

2. Certains contraceptifs oraux estroprogestatifs sont-ils plus efficaces que d’autres ?

-Les COEP sont l’un des moyens contraceptifs les plus efficaces. Leurs indices de Pearl (nombre de grossesses pour 100 femmes prenant un COEP pendant un an) sont inférieurs à 1, à condition qu’il n’y ait pas d’oubli de prise.

-Il n’existe pas de différence d’efficacité entre les COEP : leurs indices de Pearl sont tous du même ordre.

Autres contraceptifs oraux estroprogestatifs

Les COEP plus récents utilisent des progestatifs de types différents. Les laboratoires concernés n’ayant pas demandé leur remboursement, la HAS n’a pas eu à se prononcer sur ce point.

Selon les données disponibles, il n’y a pas d’argument pour les préférer aux précédents. De plus, il est apparu que les COEP contenant de la drospirénone présentent un surrisque thromboembolique par rapport aux C2G.

Classe  Estrogène Progestatif Spécialités

Autres

COEP

EE (30 μg)  Chlormadinone Belara®

Autres

COEP

EE (20 ou 30 μg)  Drospirénone

Belanette®, Convuline®, Drospibel®, Jasmine®, Jasminelle®, Jasminelle Continu®,

Rimendia®, Yaz®, EE/drospirénone Biogaran® et Biogaran Continu®

Autres

COEP

Estradiol (1,5 mg)  Nomégestrol Zoely®

Autres

COEP

Valérate d’estradiol (3/2/1 mg)  Diénogest Qlaira®

3. Certains contraceptifs oraux estroprogestatifs sont-ils mieux tolérés que d’autres ?

-Aucune étude jusqu’à présent n’a démontré que les C3G avaient un intérêt clinique supplémentaire par rapport aux C1G/C2G sur les effets indésirables comme l’acné, la prise de poids, les nausées, les jambes lourdes, les mastodynies, la dysménorrhée, l’aménorrrhée ou les méno-métrorragies.

4. Comment réduire le risque de survenue d’un événement thromboembolique (veineux ou

artériel) lié aux contraceptifs oraux estroprogestatifs ?

-Tous les COEP entraînent une augmentation du risque d’événement thromboembolique veineux, d’infarctus du myocarde

et d’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique. C’est pourquoi toute prescription de COEP doit être précédée d’une

recherche des facteurs de risque personnels ou familiaux de thrombose.

-En effet, si le risque cardiovasculaire lié aux COEP est faible dans l’absolu, il est accru en cas d’association à d’autres

facteurs de risque, à réévaluer à chaque prescription, notamment :

*tabagisme : l’arrêt du tabac doit être préconisé et accompagné ;

*anomalies de la coagulation, d’origine génétique en particulier : il faut les rechercher en cas d’antécédents familiaux (et

bien sûr personnels) d’accidents cardiovasculaires ;

*âge : le risque thromboembolique augmentant avec l’âge, le rapport bénéfice/risque des COEP devra être réévalué individuellement

et de façon régulière à partir de 35 ans.

-Par ailleurs, les utilisatrices de COEP doivent être informées des signes évocateurs d’accident vasculaire.

5. Quel est le risque thromboembolique veineux avec les C3G par rapport aux C1G/C2G ?

-De l‘ensemble des travaux publiés, il ressort que le risque d’événement thromboembolique veineux est accru avec les C3G par rapport aux C1G/C2G.

*Chez la femme en bonne santé sans autre facteur de risque, ce risque est d’environ 0,02 % par an avec les C1G/C2G ;

avec les C3G, il passe à 0,04 % par an (soit 4 accidents par an au lieu de 2 pour 10 000 utilisatrices).

*Le risque thromboembolique veineux lié aux COEP est maximal dans les 12 premiers mois. Il diminue avec la durée de prise de la contraception, mais le surrisque lié aux C3G par rapport aux C1G/C2G persiste.

-Lors de la prescription d’une contraception orale estroprogestative, il convient de préférer les C1G/C2G.

-Le surrisque thromboembolique veineux ne justifie pas un arrêt brutal d’une C3G jusque là bien supportée. À l’issue de la prescription en cours, le prescripteur envisagera avec la femme déjà sous C3G la méthode contraceptive la plus appropriée pour elle (autre contraceptif oral, dispositif intra-utérin, etc.).

Compte tenu des données scientifiques disponibles et au regard de l’existence d’alternatives (les C1G et

C2G), le service médical rendu par les contraceptifs oraux estroprogestatifs dits de troisième génération

est insuffisant pour leur prise en charge par la solidarité nationale.

HAS

L’ensemble des publications de la HAS est disponible sur www.has-sante.fr.

Novembre 2012

http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2012-12/contraceptis_oraux_3_g_fiche_bum.pdf

ANSM

Décembre 2012

Contraceptifs oraux combinés (COC) et risque de thrombose veineuse :

Préférer les pilules de deuxième génération contenant du lévonorgestrel

Information destinée aux prescripteurs

L’Agence Européenne du Médicament (EMA) a effectué une revue de la littérature sur le risque de

thrombose veineuse chez les femmes qui utilisent un contraceptif oral combiné (COC). Cette analyse1

confirme le risque de thrombose veineuse (phlébite, embolie pulmonaire), deux fois plus élevé chez les

femmes utilisant un COC de 3e génération (contenant du désogestrel ou du gestodène) ou un COC

contenant de la drospirénone que chez les femmes utilisant un COC de 2e génération contenant du

lévonorgestrel. En l’absence d’études comparatives montrant un bénéfice supplémentaire pour les COC de

3e génération et pour les COC contenant de la drospirénone (parfois appelées COC de 4e génération), la

prescription des COC de deuxième génération contenant du lévonorgestrel doit être privilégiée par rapport

aux COC de 3e génération contenant du désogestrel ou du gestodène et aux COC contenant de la

drospirénone.

Par ailleurs, l’ANSM rappelle qu’il existe également un risque de thrombose artérielle (accident vasculaire

cérébral, infarctus du myocarde). Une étude danoise publiée récemment, avec un suivi sur 15 ans, a

confirmé que le risque de thrombose artérielle est augmenté chez les femmes sous COC quelle que soit la

génération de la pilule utilisée, en comparaison aux femmes non utilisatrices de COC. Il est à noter qu’une

thrombose artérielle reste un évènement rare dans la population des femmes en âge de procréer en

l’absence de facteur de risque.

Le rapport bénéfice/risque des contraceptifs oraux combinés reste positif quelle que soit leur

composition, à condition de respecter les contre-indications et les précautions d’emploi. Néanmoins,

afin de minimiser le risque de thrombose lié aux COC, qu’il soit veineux ou artériel, le rapport

bénéfice/risque doit être évalué pour chaque patiente. L’ANSM recommande aux prescripteurs :

1 – de privilégier la prescription des COC de deuxième génération contenant du lévonorgestrel. Le

surrisque thromboembolique veineux ne justifie pas un arrêt brutal d’un COC dit de 3e génération ou d’un

COC contenant de la drospirénone jusque là bien supporté chez une femme utilisatrice depuis une longue

période. A l’issue de la prescription en cours, le prescripteur envisagera, avec la femme déjà sous COC dit

de 3e génération ou contenant de la drospirénone, la méthode la plus appropriée pour elle (autre contraceptif

oral, dispositif intra-utérin,etc.)2.

2 – de rechercher les facteurs de risque, notamment de thrombose, lors de toute prescription d’un

COC à une nouvelle utilisatrice, c’est-à-dire :

a) procéder à un interrogatoire complet sur les antécédents médicaux personnels et familiaux afin d’identifier

d’éventuels facteurs de risque, notamment de thrombose veineuse,

b) identifier un tabagisme,

c) effectuer un examen clinique afin de dépister notamment une éventuelle hypertension artérielle,

d) effectuer un bilan lipidique et un dosage de glycémie.

Lorsqu’un facteur de risque de thrombose est identifié à l’occasion de la prescription d’un COC, la prise en

compte des contre indications et des précautions d’emploi dans l’évaluation individuelle du rapport

bénéfice/risque peut conduire à proposer un mode de contraception non estroprogestatif.

3 – d’informer les femmes du risque de thrombose et les alerter quant aux signes cliniques

évocateurs qui doivent les amener à consulter rapidement un médecin.

4 – d’effectuer un suivi clinique pour surveiller la tolérance au traitement contraceptif prescrit, en

particulier au cours des périodes où le risque de thrombose est le plus élevé : au cours de la première année

de traitement et en cas de changement par un contraceptif oral d’une autre génération.

Quelques chiffres sur le risque de thrombose lié aux COC :

Le risque de thrombose veineuse chez les femmes prenant la pilule est rare mais potentiellement grave.

En comparaison aux femmes non utilisatrices de pilule, le sur-risque de thrombose veineuse dépend du

type de COC utilisée. Si on traduit ces informations en risque absolu, sur une année, une thrombose

veineuse est attendue chez :

- 0,5 à 1 femme pour 10 000 femmes non utilisatrices de pilules ;

- 2 femmes pour 10 000 utilisatrices de COC à base de lévonorgestrel (2e génération) ;

- 3 à 4 femmes pour 10 000 utilisatrices de COC à base de désogestrel ou de gestodène (3e

génération) ou à base de drospirénone.

Pour comparaison, on peut rappeler que le risque de thrombose veineuse est de 6 cas pour 10 000

femmes au cours de la grossesse.

Accidents contraceptifs oraux 2è génération

« Compte tenu de l’augmentation du risque de survenue d’accidents thromboemboliques

veineux et d’AVC ischémique associée aux contraceptifs oraux de 3ème génération, de

l’absence d’étude prospective comparative permettant d’évaluer le bénéfice apporté par les

contraceptifs oraux de 3ème génération versus les contraceptifs oraux de 2ème génération, la

Commission de la transparence considère que les contraceptifs oraux de 3ème génération

n’apportent pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport aux

contraceptifs oraux de 2ème génération. ».

Les spécialités concernées par cette réévaluation étaient les suivantes :

- Spécialités à base de désogestrel/éthinylestradiol et leurs génériques :

CYCLEANE 20, CYCLEANE 30, MERCILON, VARNOLINE, VARNOLINE CONTINU,

MIRLETTE 30μg/150 μg, MIRLETTE 20μg/150 μg,

- Spécialités à base de gestodène/éthinylestradiol et leurs génériques:

HARMONET, MINESSE, MINULET, TRIMINULET, MELIANE, MELODIA, MONEVA,

PHAEVA

- Spécialités à base de norgestimate/éthinylestradiol :

CILEST, TRICILEST, EFFIPREV, TRIAFEMI.

Tableau 1 : Conclusions de la CT sur les contraceptifs de 3è génération

SPECIALITES Avis: Date SMR ASMR

Désogestrel / éthinylestradiol

CYCLEANE 20 microgrammes

CYCLEANE 30 microgrammes

Laboratoire MSD France 10/07/2002 important V

MERCILON

Laboratoire MSD France 10/07/2002 important V

VARNOLINE 10/07/2002 Important V

27/05/2009 Important - deuxième intention V

VARNOLINE CONTINU 10/07/2002 Important V

27/05/2009 important - deuxième intention V

MIRLETTE 30μg/150 μg 10/07/2002 important V

MIRLETTE 20μg/150 μg 10/07/2002

(AMM abrogée)

Laboratoires Distrireti

DESOBEL 150 μg/20 μg 16/12/2009 important - deuxième intention V

DESOBEL 150 μg/30 μg

Laboratoire EFFIK

DESOGESTREL ETHINYLESTRADIOL 16/12/2009 Important - deuxième intention V

BIOGARAN 150 μg/30 μg

Laboratoires BIOGARAN

DESOGESTREL ETHINYLESTRADIOL 13/01/2010 important - deuxième intention V

BIOGARAN 150 μg/20 μg

Laboratoires BIOGARAN

DESOGESTREL ETHINYLESTRADIOL 20/10/2010 Important - deuxième intention V

ELKA 150 μg/20 μg

DESOGESTREL ETHINYLESTRADIOL 20/10/2010 Important - deuxième intention V

ELKA 150 μg/30 μg

DESOGESTREL ETHINYLESTRADIOL 20/10/2010 Important - deuxième intention V

QUILL 150 μg/20 μg

DESOGESTREL ETHINYLESTRADIOL 20/10/2010 Important - deuxième intention V

QUILL 150 μg/30 μg

Laboratoire EFFIK SA

Gestodène / éthinylestradiol

HARMONET 10/07/2002 Important V

03/11/2010 Important - deuxième intention V

MINULET 10/07/2002 Important V

03/11/2010Important - deuxième intention V

TRI MINULET 10/07/2002 Important V

Laboratoires PFIZER

MELIANE10/07/2002 Important

10/07/2002 Important

31/03/2010 Important - deuxième intention

MONEVA

31/03/2010 Important - deuxième intention

PHAEVA

10/07/2002 Important

Laboratoire BAYER SANTE

31/03/2010 Important - deuxième intention

MINESSE

Laboratoire Pfizer Holding France

10/07/2002 important V

MELODIA

Laboratoire Bayer Santé

10/07/2002 important V

Tableau 1 (suite)

SPECIALITES Avis

date SMR ASMR

GESTODENE ETHINYLESTRADIOL 07/04/2010 Important - deuxième intention V

BIOGARAN 75 μg/20 μg

GESTODENE ETHINYLESTRADIOL 07/04/2010 Important - deuxième intention V

BIOGARAN 75 μg/30 μg

Laboratoire BIOGARAN

EFEZIAL 75 μg/20 μg 08/09/2010 Important - deuxième intention V

EFEZIAL 75 μg/30 μg

Laboratoires MYLAN

CARLIN 75 μg/20 μg 20/10/2010 Important - deuxième intention V

CARLIN 75 μg/30 μg

Laboratoire EFFIK SA

PERLEANE 03/11/2010 Important - deuxième intention V

Laboratoires BIOGARAN

GESTODENE ETHINYLESTRADIOL TEVA 05/01/2011 Important - deuxième intention V

75 μg / 20 μg

GESTODENE ETHINYLESTRADIOL TEVA

75 μg / 30 μg

Laboratoires TEVA SANTE

GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL 19/01/2011 Important - deuxième intention V

RATIOPHARM 75 μg / 20 μg

GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL

RATIOPHARM 75 μg / 30 μg

Laboratoires RATIOPHARM

GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL 20/07/2011 Important - deuxième intention V

ARROW 75 μg / 20 μg

GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL

ARROW 75 μg / 30 μg

Laboratoire ARROW GENERIQUES

GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL 20/07/2011 Important - deuxième intention V

RANBAXY 75 μg / 20 μg

GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL

RANBAXY 75 μg / 30 μg

Laboratoire RANBAXY PHARMACIE GENERIQUES

GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL 20/07/2011 Important - deuxième intention V

WINTHROP 75 μg / 20 μg,

GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL

WINTHROP 75 μg / 30 μg

Laboratoire SANOFI-AVENTIS FRANCE

GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL 05/10/2011 Important - deuxième intention V

SANDOZ 75 μg / 20 μg

GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL

SANDOZ 75 μg / 30 μg

Laboratoire SANDOZ

GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL 05/10/2011 Important - deuxième intention V

ACTAVIS 75 μg / 20 μg

GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL

ACTAVIS 75 μg / 30 μg

Laboratoire ACTAVIS FRANCE

GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL EG 75 2/11/2011 Important - deuxième intention V

μg / 20 μg

GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL EG 75

μg / 30 μg

EG LABO – Laboratoires EuroGenerics

Spécialités à base de norgestimate/éthinylestradiol

CILEST 10/07/2002 Important

Laboratoire Janssen Cilag

EFFIPREV 19/02/2003 important V

Laboratoire Effik

TRIAFEMI Sans objet

Laboratoire Effik

TRICILEST Sans objet

Laboratoire Janssen Cilag

Tableau 2 : spécialités en inscription concernées par cette évaluation

SPECIALITES

Désogestrel / éthinylestradiol

DESOPHARM 150 μg/20 μg

DESOPHARM 150 μg/30 μg

Gestodène / éthinylestradiol

CARLIN 60 μg/15 μg

OPTINESSE 60 μg/15 μg

GESTODENE/ETHINYLESTRADIOL ARROW 60 μg / 15 μg

GESPHARM 75 μg/20 μg

GESPHARM 75 μg/30 μg

Classements ATC (2011)

- Désogestrel / éthinylestradiol

G : Système génito-urinaire et hormones sexuelles

G03 : Hormones sexuelles et modulateurs de la fonction génitale

G03A : Contraceptifs hormonaux à usage systémique

G03AA : Progestatifs et estrogènes en association fixe

G03AA09 : Désogestrel et estrogène

- Gestodène / éthinylestradiol

G : Système génito-urinaire et hormones sexuelles

G03 : Hormones sexuelles et modulateurs de la fonction génitale

G03A : Contraceptifs hormonaux à usage systémique

G03AA : Progestatifs et estrogènes en association fixe

G03AA10 : Gestodène et estrogène

- Norgestimate / éthinylestradiol

G : Système génito-urinaire et hormones sexuelles

G03 : Hormones sexuelles et modulateurs de la fonction génitale

G03A : Contraceptifs hormonaux à usage systémique

G03AA : Progestatifs et estrogènes en association fixe

G03AA11 : Norgestimate et estrogène

TABLEAU - CONTRACEPTIFS ESTROPROGESTATIFS ORAUX COMMERCIALISES

DCI Dosage en estrogène Spécialité

Contraceptifs estroprogestatifs de 1ère génération (remboursables)

Noréthistérone/éthinylestradiol Triphasique (progestatif) : 35 μg TRIELLA

Contraceptifs estroprogestatifs de 2ème génération (remboursables)

Lévonorgestrel/éthinylestradiol et leurs génériques

Monophasiques : 20 μg LEELOO, LOVAVULO

Monophasiques : 30 μg MINIDRIL, LUDEAL, ZIKIALE

Biphasique : 30 et 40 μg ADEPAL, PACILIA

Triphasique : 30, 40 et 30 μg TRINORDIOL, DAILY, AMARANCE, EVANECIA

Norgestrel/éthinylestradiol

Monophasique : 50 μg STEDIRIL

Autres contraceptifs estroprogestatifs (non remboursables)

Chlormadinone acétate /éthinylestradiol

30 μg BELARA

Drospirénone/éthinylestradiol

30 μg JASMINE, CONVULINE, DROSPIBEL, Ethinylestradiol/drospirenone BIOGARAN

20 μg JASMINELLE, JASMINELLE CONTINU, YAZ, BELANETTE, DROSPIBEL, RIMENDIA, Ethinylestradiol/drospirenone BIOGARAN, Ethinylestradiol/drospirenone BIOGARAN CONTINU

Diénogest/valérate d’estradiol

3mg/2mg/1mg Biphasique (progestatif)

Nomégestrol acétate /estradiol

1,5 mg ZOELY

http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2012-10/annexe_reevauation_c3g.pdf

EVOLUTION DU NOMBRE DE TRAITEMENTS ENTRE 2007 et 20011 SELON LES GENERATIONS

Nbre de plaquettes vendues

1è génération

NR 2007 233 812

2011 0

SCC 2007 2 042 328

2011 729 068

T 1è 2007 2 276 140   

2011 729 068

2è génération

SCC 2007 35 717 722

2011 30 303 464

T 2è 2007 35 717 722   

2011 30 303 464

3è génération

NR 2007 22 284 138

2011 16 449 621

SSC 2008 10 625

2011 8 766 326

T 3è 2007 22 284 138   

2011 25 215 947

4è génération

NR 2007 5 450 808

2011 8 766 560

SSC 2007 48 582

2011 36 461

T 4è 2007 5 499 390   

2011 8 813 921

T 2007 66 777 390

2011 66 061 500

http://ansm.sante.fr/Dossiers-thematiques/Pilules-estroprogestatives-et-risque-thromboembolique-veineux/Quelle-est-la-situation-actuelle-des-pilules-estroprogestatives-en-France/(offset)/0

Les pilules de 3è génération exposent à un risque thromboembolique veineux connu depuis 1990 (desogestrel et gestodène vs lévonorgestrel).

http://www.prescrire.org/fr/3/31/48414/0/NewsDetails.aspx

en cours à suivre

http://www.lequotidiendumedecin.fr/dossier/les-pilules-3g-sur-la-sellette

http://www.lequotidiendumedecin.fr/information/pilule-3g-nouvelle-plainte-deposee-par-une-jeune-femme

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/sante-publique/premiere-plainte-contre-une-pilule-de-3e-generation-apres-avc

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/sante-publique/l-ansm-indique-que-les-anciennes-utilisatrices-des-pilules-de-3e-generation

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/les-pilules-de-3e-generation-deremboursees-des-le-30-septembre-2013

http://ansm.sante.fr/S-informer/Actualite/Contraceptifs-oraux-combines-et-risque-de-thrombose-veineuse-prescription-des-pilules-de-2e-generation-contenant-du-levonorgestrel-en-premiere-intention-Point-d-information

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/sante-publique/pilules-3g-et-4g-l-agence-europeenne-du-medicament-va-lancer-une-reevaluati 

 

En pratique, insister sur le rôle néfaste du tabac et de l'obésité

Clarifier la place des pilules de 3è génération

Alors que les plaintes se multiplient contre les fabricants des pilules œstroprogestatives de 3e génération, que les prescripteurs sont montrés du doigt, le QUOTIDIEN a interrogé le Dr Lydia Marié-Scemama, gynécologue obstétricienne, confrontée quotidiennement à la prescription de contraceptifs. En pratique, des différences de tolérance et d’observance sont observées entre les pilules de 2e et 3e générations. L’acte de première prescription ne doit pas être banalisé, ni le renouvellement confié aux non-médecins, estime le Dr Marié-Scemama.

LE QUOTIDIEN : Quel a été l’enjeu de développer des pilules œstroprogestatives de 3e génération ? DR MARIÉ-SCEMAMA  : Les pilules de 3e génération ont été développées pour diminuer les conséquences métaboliques liées à l’augmentation (…)

Abonnés | 07/01/2013  (1181 mots)
http://www.lequotidiendumedecin.fr/specialites/gynecologie-obstetrique/clarifier-la-place-des-pilules-de-3e-generation
Une méthode pour arrêter de fumer ici.
Guérir de l'obésité ici + recherche "obésité" sur le blog santé alternative.

03/11/2010 Important - deuxième intention V

Laboratoire MSD France

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Publié dans GYNECOLOGIE

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